Qualité de service : le consommateur, pas vraiment roi

 Que ce soit dans les espaces marchands ou même auprès des entreprises de services, les droits des clients sont souvent bafoués.

Ne lui parlez pas du service offert dans certains espaces marchands de la ville de Yaoundé. Elle n’en garde pas que de bons souvenirs. « Parce que j’ai osé dire à une serveuse que le poulet était un peu trop sec et surtout qu’il manquait quelques morceaux dans le plat, j’ai été engueulée comme si on avait un problème avant », raconte Josepha Nyangono, une jeune dame rencontrée dans un supermarché au centre-ville de Yaoundé ce 15 mars.

Deux semaines avant, c’est la responsable d’un supermarché qui la prenait à partie parce qu’elle avait remarqué qu’un produit de beauté proposé sur les étals était déjà périmé. Résolution de cette dernière : «Maintenant, plus aucune remarque. Si je ne suis pas satisfaite, je m’en vais et je ne reviens plus». Comme Josepha Nyangono, ils sont nombreux les consommateurs qui se sont résignés à réclamer une meilleure qualité de service.

Et ce n’est pas seulement dans les grandes surfaces, marchés, restaurants et espaces marchands que les consommateurs voient leurs droits bafoués. Des entreprises de services également sont dans la danse.

« Heureusement que maintenant on a quand même la possibilité de payer des factures par le service mobile money. Mais il fallait voir comment les caissières parlaient aux gens», affirme M. Nga Ondoua, fonctionnaire. Et quand vous avez un problème qui nécessite le déplacement des équipes sur le terrain ou même une mobilisation particulière, l’attente se fait plus que longue malgré l’existence des services clients.

Un tour dans quelques espaces marchands de la ville de Yaoundé ce 15 mars laisse pourtant voir une image différente. Les caissières, principales accusées disent tout mettre en œuvre pour satisfaire le client. « Nous faisons l’effort de satisfaire les clients.

Notre emploi en dépend. Mais il y a des gens tellement susceptibles qu’ils interprètent tout mal», regrette une serveuse dans un restaurant à Omnisports. Sa collègue d’un espace de vente au centre-ville de Yaoundé dit également faire face à moult agressions de la part des clients.

En ce 15 mars où se célèbre la Journée mondiale des droits des consommateurs, les consommateurs ne formulent qu’un seul vœu, « redevenir les rois ». Au Cameroun, les différentes associations de défense des droits de consommateurs y travaillent.

Tout comme le gouvernement. Le 14 mars dernier encore, un décret du Premier ministre nommait la présidente du Conseil national de la consommation, Jacqueline Beyana Alima épse Koa.

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