Santé publique: des lauriers pour le Cameroun

Le Prix de l’excellence récemment décerné par la Banque mondiale au secteur de la santé a été présenté hier au Premier ministre chef du gouvernement.

C’est une équipée alerte qui franchit le pas du cabinet du Premier ministre chef du gouvernement, Philemon Yang, en cette fin d’après-midi du 17 octobre. Fort à raison d’ailleurs. Puisque le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, celui de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, qu’accompagne la directrice des opérations de la Banque mondiale pour l’Afrique centrale, Elisabeth Huybens, sont porteurs du Prix de l’excellence, récemment décerné au secteur santé du Cameroun par le vice-président de la Banque mondiale en charge de l’Afrique, Maktar Diop. C’est donc tout naturellement que les uns et les autres, après la présentation de la distinction, se sont laissé aller à leur appréciation.  
Sur le contexte et les justifications de cette reconnaissance, André Mama Fouda explique : « Nous nous sommes engagés en 2008 dans une démarche de performance, à savoir que les hôpitaux ne soient plus assistés, mais rétribués aux résultats réalisés. Ceci pour que l’hôpital soit un endroit productif, où l’ensemble des intervenants sont à leurs postes de travail, où les populations trouvent les soins attendus, où les indicateurs de santé permettent de réduire de manière significative la mortalité… » Cette démarche est déjà effective dans sept régions et quarante-quatre districts de santé à travers le pays. Selon le Minsanté, c’est donc un quart de la population qui est suivi par des formations sanitaires sous financement basé sur résultats. Ceux-ci justement ne se sont pas fait attendre.
Au rapport, le Minsanté et la Banque mondiale relèvent que dans les districts de santé concernés, le taux de vaccination, par exemple, est d’environ 40% meilleur qu’ailleurs, atteignant parfois les 90%. De même, on peut y noter la diminution significative de la mortalité maternelle, néo ou post natale, grâce notamment à l’augmentation de la couverture en consultations prénatales… Des avancées encourageantes, qui ont décidé la Banque mondiale à primer le Cameroun, pour une seconde fois après 2013. Mieux encore, l’institution internationale compte bien accompagner ce qu’elle qualifie de « réforme courageuse », jusqu’à son extension à l’ensemble du territoire. Un accord de 100 millions de dollars a récemment été signé dans ce sens.   
 

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