Microfinance rurale: on évalue le système de financement

Les réalisations de la phase II du programme y relatif au centre des travaux du deuxième comité de pilotage, tenue hier à Yaoundé.

La Phase II du Projet d’appui au développement de la microfinance rurale (Padmir) II tenait hier à Yaoundé son deuxième comité de pilotage. D’après le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Henri Eyebe Ayissi, il était question d’apprécier les réalisations du projet.

La première phase du Padmir a été lancée en 2009 et s’est achevée en 2016, avec un taux de réalisation de 85%. Elle visait à contribuer à l’augmentation des revenus des groupes cibles à travers notamment, la facilitation de l’accès des groupes cibles à des services financiers adaptés. Des résultats satisfaisants qui ont suscité la phase deux, chargée pour sa part, d’accroître le taux de bancarisation et de relever le défi d’une inclusion financière en milieu rural.

Pour ce faire, la deuxième phase s’appuie sur trois composantes à savoir, le renforcement des capacités financières des établissements de microfinance (Emf), le renforcement de la demande en services financiers et l’unité de gestion du projet et du suivi évaluation. Il est attendu de cette deuxième phase, une augmentation du taux de bancarisation des populations rurales d’au moins 30% et le financement de 15 000 producteurs investissant dans les chaînes de valeurs agropastorales et halieutiques.

2017 a été structurée autour de 48 activités avec un financement global de 1,235 milliard de F. D’après le rapport d’exécution, au 30 décembre de la même année, ces activités ont été réalisées à 75 % de manière physique et 61,78%, pour l’aspect financier. D’après Thomas Nkouenkeu, coordonnateur du Padmir, le projet a sélectionné des Emf pour un refinancement à travers la signature de 23 conventions de partenariat. Une session de formation en gestion de crédit a également été réalisée.

Le comité de pilotage a donc consisté en la présentation du procès-verbal du comité de pilotage 2017 et en la présentation de l’état de mise en œuvre des recommandations, ainsi que la présentation du rapport d’exécution de l’année écoulée. La validation du programme de  travail et du budget de l’année 2018, figurait aussi à l’ordre du jour.  Mais déjà, on a appris auprès du Projet que pour le compte de l’année en cours, 37 activités sont planifiées pour un budget de 817 millions de F. 
 

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