Riz Nérica et Tainan: version épurée, nouveau goût

 Grâce à un processus permettant de débarrasser ces variétés de leur impureté, le Proderip a réussi à en extraire des graines blanches et uniformes.

Rien à voir avec ce riz traditionnellement décoloré et aux graines à multiples grosseurs. Les variétés de riz Nérica et Tainan nouvelle version, séduisent par leur blancheur et leur uniformité. De l’avis des consommateurs qui ont eu l’occasion de le déguster à l’occasion de leur présentation officielle par le Projet de développement de la riziculture irriguée pluviale (Proderip), le 7 mars dernier, c’est une délicieuse fabrication. D’après Fidèle Magloire Voundi, coordonnateur du projet, tout est parti du constat selon lequel les variétés Nérica et Tainan avaient subi des érosions. Il était question pour le projet, de ramener ces variétés à leur copie originale et donc améliorer l’offre locale en riz paddy.

Au Cameroun, on distingue en effet plusieurs autres variétés telles que : le Ita 300, le Tox 3145, le Tainan, le Irat 112, le Nerica L36, le Nerica L42, L56N et L60. Les régions de l’Ouest, du Nord-Ouest, de l’Extrême-Nord, du Nord, du Centre, du Sud et de l’Est en sont les principaux bassins de production. La riziculture irriguée, pluviale et de bas-fonds sont les techniques agricoles les plus répandues dans le pays. Seulement, la filière riz est fortement gangrénée par la faible mécanisation des opérations culturales, la non-maîtrise des aménagements hydro-agricoles et le coût élevé de production pour le riz irrigué. Autant de facteurs qui l’empêchent de prendre véritablement son envol. Résultat, le Cameroun importe à ce jour environ 750 00 tonnes de riz.

En réponse au besoin d’auto-suffisance en riz, le gouvernement a mis sur pied plusieurs projets et programmes, dont le Proderip, en lui octroyant l’objectif d’améliorer le volume de production et la qualité du riz à travers la promotion et la formation des agents de vulgarisation et des producteurs. Mis en œuvre depuis 2011 avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), ledit projet a déjà permis la production de milliers de semences. Plusieurs producteurs ont été formés. D’après Fidèle Magloire Voundi, ils ont eu beaucoup d’autres équipements tels que les décortiqueuses, les vanneuses qui ont permis à certaines zones comme à Makélé et Sangmelima de pouvoir consommer ce qu’elles produisent.

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