Huiles végétales raffinées: les producteurs à la peine

Alors que l’assainissement du marché en huile végétale raffinée non conforme est en cours, la filière fait face à d’autres difficultés. Une conférence de presse s’est tenue hier à Yaoundé à cet effet.

Le secrétaire général de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), Jacquis Kemleu Chabgou a tenu une conférence de presse hier à Yaoundé. A ses côtés, le président du comité de régulation de la filière des oléagineux, Emmanuel Nkoulou Ada, pour parler des difficultés du secteur.

Assainissement du marché : Alors que l’assainissement de la filière se poursuit sur le terrain, des opérateurs véreux continuent de vendre des huiles végétales raffinées non conformes et dans des conditionnements opaques et par conséquent non-traçables. Ces huiles concernées  sont pour la majorité impropre à la consommation et parfois mélangées à des huiles  de bonne qualité, produites localement et même importées.

Dissimulation de l’huile de palme brute : Les raffineurs disent avoir été surpris de la capacité de certaines agro-industries à offrir au comité de régulation, les volumes respectifs de 15 000, 21 000 et 41 000 tonnes d’huile de palme brute en  début d’année 2018. Ce qui, selon eux, ne s’est jamais produit depuis la mise en place de la clé de répartition des quotas mensuels d’huile de palme brute aux transformateurs.

Cette façon de procéder, qui pourrait à la longue être préjudiciable à la filière, en ce sens qu’elle a permis de réaliser des importations arrivées en janvier 2018, met en exergue la dissimulation des quantités à offrir à la répartition et qui auraient dû être mises à la disposition des transformateurs depuis 2017.

Relèvement du prix de cession : Selon des indiscrétions, certaines agro-industries ont caché près de 20.000 tonnes d’huile de palme, parce qu’elles espéraient que les pouvoirs publics allaient accepter d’augmenter le prix de cession du kg de 450 F à 600 F. Ils arguent que le prix de la matière première est resté le même depuis 10 ans et mérite d’être revu à la hausse.

Le non-remboursement de la TVA : Depuis la non application de la réglementation en vigueur, les entreprises de la filière recommencent à peiner. Les résultats néfastes sont la baisse drastique des recettes pour tous et le non-paiement mensuel conséquent de l’acompte sur impôt de 2,2% du chiffre d’affaires et du paiement de la TVA.

Les lourds investissements financiers réalisés en amont comme en aval à travers les banques, en vue d’accroitre l’offre en huiles brutes raffinées, ont fait naitre à l’égard des acteurs de la filière en cause, d’importants engagements financiers auprès des institutions financières. Engagements financiers que ces derniers n’arrivent plus à honorer du fait du non payement de la TVA.

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie