Shanghai à bras ouverts

Le chef de l’Etat a achevé sa visite d’Etat samedi par l’imposante mégapole, véritable vitrine de la prospérité économique de la Chine.

Pour Paul Biya, c’est presque un véritable rituel. En six voyages officiels en Chine, le président de la République s’est arrêté trois fois à Shanghai. Et quand il avoue que pour lui, c’est chaque fois « comme la première fois », il ne croit pas si bien dire.

Le chef de l’Etat camerounais fait allusion au développement prodigieux de cette mégapole, sans cesse en évolution. Shangai est en effet l’une des plus grandes villes du monde.

Par sa beauté, bien sûr. Impressionnante pour celui qui y pose les pieds pour la première fois... et même pour la troisième fois. Mais aussi par son activité économique débordante. Shanghai est un gigantesque carrefour des affaires, où toutes les grandes enseignes de la planète ont leur adresse.

Gratte-ciel, autoroutes, grandes boutiques, place financière…bref, tout y est, pour celui qui veut y faire des affaires. Et Shanghai sait reconnaître ses vieux amis. Le maire, Ying Yong, l’a bien démontré samedi en recevant à déjeuner, le président de la République, Paul Biya, son épouse Chantal et toute la suite officielle à l’Hôtel de ville.

Pour le premier magistrat de la ville, qui n’a pas oublié les précédents passages du numéro un camerounais, une personne qu’on reçoit trois fois chez soi est forcément un grand ami. C’est pourquoi il a fortement suggéré un renforcement de la coopération au niveau municipal, entre Shangai et les villes camerounaises.

Ce à quoi Paul Biya a répondu très favorablement, rassurant son hôte que le Cameroun était absolument prêt. D’autant plus que les atouts économiques de la mégapole chinoise ne sont pas du genre à faire hésiter.

Entre autres, la ville est leader mondial en matière d’import-export. Ce qui est d’un intérêt évident pour des villes portuaires camerounaises comme Douala et Kribi. Au cours de l’échange à la mairie de Shanghai, le président de la République est aussi revenu plus globalement sur les premières leçons de sa visite d’Etat en Chine.

Paul Biya a salué les échanges fructueux avec son homologue chinois, le président Xi Jinping. Il a dit sa satisfaction au sujet de la coopération entre le Cameroun et la Chine. Une coopération riche et diversifiée qui fait de ce pays ami, un partenaire stratégique du Cameroun. Et pour revenir à Shanghai, le chef de l’Etat a déclaré qu’il suivait avec beaucoup d’intérêt les performances économiques de la mégapole.

L’étape de Shanghai a ensuite connu une espèce de « cas pratique » sur le terrain économique. Et c’est la Comac (Commercial Aircraft Corporation of China Ltd), ambitieuse entreprise de construction aéronautique qui a été choisie.

Créé il y a seulement une dizaine d’années, la Comac a déjà sorti de ses laboratoires, trois aéronefs commerciaux. Mieux, elle affiche l’ambition de titiller à moyenne échéance, les deux géants mondiaux Boeing et Airbus. Avec ses avions AJ 21, CR 929 et surtout le C 919, Comac est à l’image de l’ensemble de l’industrie chinoise. Étonnante dans son émergence, efficace dans son positionnement, irrésistible dans son ascension.

Les trois avions ont été présentés par He Dong Feng, le président du conseil d’administration de la Comac, au président camerounais et à sa suite, qui a pu vivre en direct une autre manifestation du « miracle chinois ». Et c’est sur une note de satisfaction générale que le chef de l’Etat a quitté Shanghai et la Chine samedi peu après 16h. Satisfaction aussi sur le visage de l’ambassadeur Wei Wenhua, qu’on a vu au four et au moulin tout au long de cette visite.

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