Foire Internationale des Affaires et du Commerce: le «made in Cameroon» en vitrine

Les produits locaux valorisés au mieux au cours de la foire commerciale inaugurée hier à Douala.

La recommandation, inspirée d’un propos du président de la République, est revenue hier plus d’une fois à l’inauguration officielle de la Foire internationale des affaires et du Commerce (Fiac) de Douala : consommer ce que nous produisons, produire ce que nous consommons.

La Fiac, en décidant de promouvoir le « made in Cameroon », s’inscrit dans une logique qui est la bienvenue. Ce n’est pas le regroupement des commerçants de Douala, qui a là l’opportunité de vendre et de se vendre à grande échelle, qui dira le contraire. Ce ne sont pas les promoteurs des 100 Pme commerçantes, venus de tous les coins du territoire, qui s’en plaindront.

Les dizaines d’artisans descendus du Septentrion, et dont le savoir-faire se décline en pièces d’orfèvrerie et autres objets d’apparat qui regretteront d’être venus à ce rendezvous spécial. « La Fiac a vocation à être une manifestation promotionnelle (…) la promotion du made in Cameroon et du consommer camerounais », a déclaré le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, qui a procédé hier, 26 mars, à l’ouverture officielle de la foire, au nom du Premier ministre.

Le représentant du PM indiquera aussi que, de par la volonté des pouvoirs publics, la Fiac sera désormais organisée en alternance avec Promote, respectivement en année paire et impaire. Au sujet de ces deux événements, une précision a été faite par Pierre Zumbach, organisateur mandaté de la foire : « L’idée et le concept de la Fiac sont nés suite à l’organisation de la 5e édition de Promote en 2011 ».

De fait, Douala, grande métropole des affaires, « laboratoire dynamique de l’économie nationale, partant de l’informel jusqu’aux grandes entreprises », méritait d’avoir son grand rendez-vous des affaires et du commerce. A terme, l’ambition est d’en faire la plus grande plateforme commerciale en Afrique centrale.

Mais, encore une fois, il est question d’insister sur l’aspect marketing, sur la mise en valeur des produits proposés. « Les meilleures potentialités en économie ne sont rien sans la mobilisation d’acteurs motivés et agissants qui transforment en succès les potentialités identifiées », a ajouté M. Zumbach, appelant les populations de Douala à venir en masse à la Fiac.

Un appel qui semble déjà entendu : hier, de nombreux visiteurs se pressaient à l’entrée, avant de s’égailler à travers les allées et entre les centaines de stands déjà ouverts.

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