RDC: nouveau mandat pour la MONUSCO

Le Conseil de sécurité a prorogé hier la mission de la force onusienne dans ce pays dans la perspective des élections du 23 décembre prochain.

La Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) restera encore pendant plusieurs années dans ce pays. Le Conseil de sécurité des Nations unies ayant décidé hier du renouvellement de son mandat avec en ligne de mire la sécurisation de l’élection présidentielle, des législatives et des locales prévues le 23 décembre prochain.

D’autant plus que la nouvelle résolution recommande «de faire tout ce qui est possible pour que les élections du 23 décembre 2018 soient organisées dans des conditions requises de transparence, de crédibilité, d'inclusivité et de sécurité».

La résolution adoptée en mars 2017 accordait déjà un point d’honneur à la présidentielle de décembre dernier. Mais, l’échéance fut reportée d’un an par les autorités congolaises, officiellement, pour cause d’insécurité dans certaines parties du pays, à l’instar du Kasaï.

Forte de près de 20 000 hommes dont 16 000 casques bleus déployés à travers ce vaste territoire depuis 1999, la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique assure la protection des civils, soutient le processus électoral et devra aussi veiller au transfert pacifique entre les présidents sortant et entrant autour du 12 janvier 2019.

Toutefois, ce renouvellement intervient dans un contexte marqué par une crise ouverte entre le régime en place et la force onusienne. Au cours d’une conférence de presse le 26 janvier à Kinshasa, Joseph Kabila a souhaité une clarification des relations avec la MONUSCO. Le président congolais accusait alors cette dernière de n'avoir éradiqué aucun groupe armé en activité dans le pays.

Les autorités congolaises digèrent également mal le fait que l’ONU réclame toujours comme mesures de «décrispation politique», la libération des prisonniers politiques prévue dans l’accord du 31 décembre 2016.

Comme pour davantage afficher son mécontentement, Kinshasa a non seulement annoncé qu’elle n’acceptera aucun financement extérieur en soutien à l’organisation des prochaines élections, mais n’entend non plus prendre part à la conférence des donateurs pour la RDC prévue le 13 avril prochain à Genève en Suisse organisée par l’ONU et de certaines ONG qu’elle accuse d’exagérer la crise humanitaire au Congo.

Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, et Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine, envisageraient une visite en RDC dans les prochains mois.

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