Parlement panafricain: une session extraordinaire en mars

Elle devrait permettre à l’institution de procéder au remplacement du secrétaire général démissionnaire. 

Jean Francis BELIBI, envoyé spécial à Sharm El Sheikh   

Le sujet avait été largement abordé lors de la présentation du rapport d’activités du président du Parlement panafricain réuni en session ordinaire à Sharm El Sheikh en Egypte depuis le 10 octobre dernier. Celui du poste de secrétaire général de cette institution législative de l’Union africaine, vacant depuis plusieurs mois en raison de la démission du titulaire du poste, l’Algérien Mokhtari Mourad. Face à ses collègues parlementaires, Roger Nkodo Dang avait fait savoir que l’intéressé avait quitté ses fonctions pour des raisons familiales. Même si au sein de l’institution, d’autres motifs sont évoqués. Liés notamment aux difficultés qu’aurait éprouvées le titulaire du poste à exercer ses fonctions en raison d’un certain nombre d’insuffisances. Conséquence, face à la pression de travail et de la chambre, il aurait simplement choisi de jeter l’éponge. Au grand bonheur d’une soixantaine de postulants qui ont déjà fait acte de candidatures. Lundi dernier, au cours d’une réunion à huis clos du bureau, il a été proposé la convocation d’une session extraordinaire afin de pallier à ce vide. Celle-ci devrait se tenir, selon la proposition faite par le président du PAP en mars prochain au siège de l’institution à Midrand en Afrique du Sud.
Egalement prévue, la désignation par le bureau, d’un secrétaire général adjoint chargé des questions législatives. L’ancien titulaire du poste étant décédé. Alors que l’on s’achemine vers la fin des travaux de cette 3e session ordinaire de la 4e législature, les débats se sont accélérés. Au cours de la séance plénière tenue lundi matin, après la réunion du bureau, les parlementaires ont suivi la présentation de nombreux rapports, dont celui de la Commission permanente de vérification des comptes publics, la CAPA. Celle-ci a présenté une situation peu reluisante du fonctionnement de cette institution, avec en toile de fond, comme l’ont indiqué le président du PAP Roger Nkodo Dang et Fortune Charumbira, président de la CAPA lors de la discussion générale, « beaucoup d’insuffisances » au niveau du personnel. Ce qui contraint le Parlement panafricain à dépenser beaucoup d’argent pour la formation et le recyclage de celui-ci. Ajouté à cela, ce que la Commission a appelé « l’interventionnisme » de certains parlementaires en faveur des personnels reconnus coupables de certaines insuffisances et pour lesquelles aucune sanction ne peut être prise.        
 

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