RDC: un accord politique signé

Le document prévoit le report de la présidentielle en avril 2018, le maintien de Joseph Kabila au pouvoir et la nomination prochaine d’un Premier ministre issu de l’opposition.

Le rideau est tombé mardisur le dialogue national en République démocratique du Congo (RDC). Ouverte le 1er septembre dernier, la grande palabre congolaise s’est donc refermée par la signature d’un accord politique après la plénière d’adoption tenue la veille à la cité de l’Union africaine (UA) à Kinshasa. Sous la médiation d’Edem Kodjo, facilitateur de l’UA, la majorité présidentielle et une frange de l’opposition conduite par Vital Kamerhe se sont accordées sur la gestion du pouvoir après le 19 décembre 2016 marquant la fin du deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila. 
Conclu en l’absence du Rassemblement –une coalition de plusieurs partis d’opposition- conduit par Etienne Tshisekedi wa Mulumba et Moïse Katumbi Chapwe qui a boycotté les travaux, cet accord prévoit le report de la présidentielle initialement prévue le 27 novembre 2016 au mois d’avril 2018. «La présidentielle aura lieu le 29 avril 2018 et la passation de pouvoirs entre le président entrant et le président sortant le 9 mai», a déclaré Vital Kamerhe, président de l’Union de la nation congolaise (UNC) et co-modérateur de cette grande messe. «La date des élections, c'est en avril 2018», a renchéri Ramazani Shadari, président du groupe parlementaire du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) au pouvoir. Le texte prévoit aussi le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila qui était censé, selon la Constitution, passer la main le 19 décembre prochain. 
Il est également annoncé la nomination dans les 21 jours, suivant la signature de cet accord d’un nouveau Premier ministre issu d’une formation politique de l’opposition ayant pris part aux pourparlers. Beaucoup y voient déjà Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien directeur de campagne de Joseph Kabila lors de la présidentielle de 2006, comme favori pour remplacer Augustin Mata Ponyo. L’accord prévoit la mise en place d’un comité de suivi chargé d’évaluer mensuellement le processus électoral.

 

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