Consommation: le prix du bar en hausse

A l’origine, la rareté de cette variété de poisson dont le kilogramme  coûte désormais 4500 F au lieu de 2500 F.

Sur les étals des poissonneries au marché Mvog-Ada à Yaoundé, le bar répond aux abonnés absents. A la poissonnerie Congelcam par exemple, les affiches indiquent les noms des différents types de poissons disponibles et leurs prix. On y retrouve des carpes, des dorades, des mâchoirons, des maquereaux…  Seul le bar manque à l’appel.

Ailleurs, le constat est le même. Selon les vendeurs la situation s’explique par le manque de livraison. « Cela fait plus d’un mois que nous n’avons pas été livre puisque cette variété de poisson se fait de plus en plus rare », déclare Alain Gongue, commerçant au marché du Mfoundi.

Même le principal fournisseur de poissons du coin n’en dispose pas. « J’avais 60 kg de bars hier matin. Ils ont été très vite écoulés par les revendeurs », renseigne Lucie Mbarga, fournisseur de poissons au Marché Mvog-mbi.

Cette rareté est due au changement climatique. « Avant, à cette période il y avait des bars mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Un bateau sort avec au trop 60 kg de bars moyens ». Cette rareté a un impact sur le coût. La preuve, le kilogramme de gros bars vendu il y a quelques mois à 2500 F coûte 3500 F. Là encore, il faut être chanceux ou se rendre très tôt  au marché  pour en trouver.

C’est pourquoi la majorité des clients sont obligés de se rabattre sur d’autres types de poissons. Là encore le choix est opéré en fonction du pouvoir d’achat. Les plus nantis  se tournent  vers les capitaines et des dorades, tandis que les ménagères à faibles revenus achètent du machoiron et autres poissons moins chers.

« Je peux à la limite prendre des carpes ou des maquereaux. Mon niveau de vie ne me permet pas de m’acheter  une autre variété de poisson », explique Prisca Fomogne, une ménagère.

 

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