Fibre optique: le Gabon et le Congo interconnectés

 Les 1 604 km de câble qui relient Libreville et Pointe-Noire doivent faciliter les communications entre les deux pays.

Les gouvernements gabonais et congolais ont procédé vendredi dernier à Bakoumba, localité située à 800 km au sud de Libreville, à l’inauguration d’un projet commun d’interconnexion à fibre optique. Côté gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nze, ministre de la Communication et de l’Economie numérique, et côté congolais, Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, ont effectué le déplacement pour la circonstance.

Longue de plus de 1 604 km, cette infrastructure qui rentre dans le cadre du projet Central African Backbone (CAB) est appelée à faciliter les communications électroniques entre les deux Etats et entre les populations situées le long de cette fibre optique. Aussi bien dans le camp gabonais que congolais, l’on se félicite de la matérialisation de cet important projet  lancé en 2015.

Pour les deux gouvernements,  il appartient désormais à chaque acteur du secteur de jouer sa partition afin de rentabiliser le projet. «Il faut que les opérateurs privés investissent pour distribuer ce nouveau service aux populations», a déclaré le ministre gabonais, Alain Claude Bilie By Nze. «Nos agences de régulation des télécommunications doivent faire leur travail. Nous hommes politiques, nous avons fait le notre», a ajouté son homologue congolais, Léon Juste Ibombo.

De leur côté, les bailleurs de fonds se disent fiers d’avoir soutenu ce projet qui vient non seulement booster l’intégration, mais aussi contribuer au développement économique sous-régional. «Les deux pays viennent de franchir une étape décisive dans la réalisation de l’intégration régionale numérique.

À terme, cela permettra de diversifier leur économie, de créer des emplois et de démocratiser  l’utilisation des technologies et services de l’information et de la communication dans la sous-région», souligne Elisabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, le Gabon, l’Angola, la Guinée Équatoriale et Sao Tomé & Principe et responsable du Programme d’intégration régionale de la Banque mondiale pour l’Afrique centrale.

Initié en avril 2007 au cours du sommet de Ndjamena au Tchad par les pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), le projet Central African Backbone (CAB) a pour ambition de favoriser l’intégration sous-régionale et de réduire la facture numérique grâce à des infrastructures terrestres de haut débit à base de fibre optique dans la sous-région.

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