Parlement panafricain: les leçons de l’Egypte

A l’issue de la session tenue à Sharm El-Sheikh, les représentants continentaux ont adopté une dizaine de résolutions.

La lutte contre la corruption sur le continent et l’appel à la levée de sanctions imposées par les Etats-Unis d’Amérique au Soudan figurent en bonne place au rang de la dizaine de résolutions qui ont sanctionné la 3e session ordinaire de la 4e législature du Parlement panafricain (PAP) qui s’est achevée mardi à Sharm El Sheikh en Egypte. Sur le premier sujet, les parlementaires africains ont suivi les recommandations et les résolutions de l’atelier sur la corruption qui a été présenté au cours de la plénière et a précédé la clôture des travaux. Les différents Etats du continent ont été appelés à ratifier les différents mécanismes mis sur pied tant par l’Union africaine que les Nations unies pour la lutte et l’éradication de ce fléau. Sur ce point, le président du PAP, Roger Nkodo Dang, a énoncé à ses collègues parlementaires les moyens déployés par les autorités camerounaises pour faire face à ce phénomène. Il a ainsi indiqué la mise sur pied de structures comme la Commission nationale anti-corruption (CONAC), l’Agence nationale d’investigations financières (ANIF), le Contrôle supérieur de l’Etat (CONSUPE).
Bien plus, Roger Nkodo a souligné que dans sa volonté de tordre définitivement le cou au phénomène, le président de la République a promulgué la loi portant création d’un Tribunal criminel spécial (TCS). Avec des résultats suffisamment probants aujourd’hui. S’agissant du cas soudanais, les représentants continentaux ont appelé à la levée de sanctions dont les « premières victimes sont les populations civiles » et non les autorités visées par ces mesures. Il faut retenir à l’issue de cette première session qui se tenait hors du siège du Parlement panafricain, l’annonce faite de la décision du président de la République du Cameroun, Paul Biya, d’autoriser l’ambassadeur, représentant permanent auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie, à signer l’acte constitutif au Protocole de Malabo. Ce qui marque la première étape de notre pays vers la ratification de cet instrument qui devrait permettre au PAP de légiférer. Pour cela, 28 ratifications sont nécessaires. A ce jour, moins d’une dizaine d’Etats sur le continent ont engagé cette démarche. Les parlementaires continentaux devraient se retrouver dans le cadre d’une session extraordinaire en mars prochain au siège à Midrand en Afrique du Sud à l’effet de désigner le secrétaire général du PAP, afin de remplacer le titulaire du poste qui a jeté l’éponge. Les membres du Parlement panafricain n’ont pas manqué d’exprimer leur gratitude aux autorités égyptiennes qui ont accepté d’accueillir la 3e session ordinaire de la 4e législature de leur institution.
 

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