Présidentielle américaine: la dernière ligne droite

Hillary Clinton et Donald Trump se sont affrontés cette nuit pour le troisième et dernier débat télévisé avant le scrutin du 8 novembre prochain.

Après la troisième et dernière confrontation télévisée organisée la nuit dernière à Las Vegas, Hillary Clinton et Donald Trump ont désormais moins de vingt jours pour abattre leurs dernières cartes.  Au fur et à mesure qu’approche la date fatidique du 8 novembre 2016, la pression monte dans les différents états-majors. Dans cette course vers la Maison Blanche, la campagne électorale s’est transformée en une véritable foire d’empoignes marquée par des règlements de compte et des débordements d’une rare violence. Au point où même les actes de vandalisme se sont déjà invités dans cette bataille avec l’incendie criminel survenu samedi dernier à la permanence du parti républicain de Hillborough, ville de la Caroline du Nord. Tous les moyens semblent désormais bons s’ils peuvent fragiliser l’adversaire et ouvrir la voix à son favori vers le bureau ovale. 
Bien que créditée par les sondages réalisés auprès des téléspectateurs par la chaîne de télévision CNN, 62%  à l’issue du premier débat et 57% lors du deuxième face-à-face, Mme Clinton n’est pour autant pas à l’abri des violentes critiques. La candidate démocrate est l’objet des flèches lancé par WikiLeaks. Le site internet de Julienne Assange vient de mettre sur la place publique trois discours que l’ancienne secrétaire d’Etat a prononcés, à la demande de la banque d’investissement Goldman Sachs, pour s’adresser aux acteurs de la finance contre rémunération. Il lui est reproché de vouloir «réguler une institution» dans laquelle elle émarge. Tout comme son challenger lui fait une critique acerbe de n’avoir pas sécurisé ses échanges sur l’usage de sa messagerie privée du temps où elle fut secrétaire d’Etat. 
Lâché par nombre de ses soutiens, Donald Trump véhicule depuis quelque temps le sentiment que les élections sont déjà truquées d’avance. «Bien sûr qu'il y a de la fraude électorale à grande échelle avant et le jour des élections. Pourquoi les dirigeants républicains le nient-ils? Tellement naïfs», a-t-il écrit sur son compte Twitter. Le candidat républicain estime qu’il ne s’agit pas d’un truquage dans les bureaux de vote, mais que 80 à 85% des médias sont contre lui et que ces derniers ont déjà pris fait et cause pour son adversaire. 
Lundi dernier, dans le cadre d’une conférence-débat organisée à la fondation Muna à Yaoundé à la faveur de la rentrée 2016-2017 du Centre africain d’études internationales, diplomatiques, économiques et stratégiques (CEIDES), avec pour thème central : «Quel monde post-américain après Obama? De la dynamique des paradoxes au renouvellement de la gouvernance mondiale ?», diplomates et universitaires ont croisé le verbe sur le profil des candidats et le déroulement de la campagne.
 

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