Centrafrique: nouvelle attaque contre une base de l’ONU

La base des casques bleus égyptiens et jordaniens à Bangui a été la cible d’un assaut mené par des hommes armés dans la nuit de dimanche à lundi.

La capitale centrafricaine a connu une nuit de dimanche à lundi agitée. Peu avant minuit, la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) où sont basés les contingents égyptiens et jordaniens a été attaquée par des hommes lourdement armés. Des sources onusiennes affirment que cette attaque a duré 30 minutes et était l’œuvre de quatre assaillants à bord d’une motocyclette.

Les mêmes sources indiquent que la riposte des troupes onusiennes a été à la hauteur de l’attaque. Les habitants de la capitale centrafricaine ont conclu à une tentative de coup d’Etat contre Faustin-Archange Touadéra, compte-tenu de la proximité de la résidence du chef de l’Etat avec le camp Fidel, lieu de l’attaque. Une rumeur très vite démentie par la mission onusienne.

«Il y a eu un écho qui a amplifié les tirs de nos hommes, mais à aucun moment, la résidence du président de la République n’a été visée parce que c’est impossible», a déclaré Vladimir Monteiro.

Sur l’identité des assaillants, de nombreuses sources attribuent cette nouvelle attaque aux ex-Seleka qui auraient agi en représailles à l’opération Sukula, (neutraliser, en langue sango) initiée par la MINUSCA dimanche en matinée au Pk5, quartier à majorité musulmane. Au cours de cette opération de nettoyage du poumon économique de Bangui, trois personnes ont trouvé la mort et plus d’une dizaine d’autres blessées dont dix casques bleus.

Malgré ce climat de tension, au sein de la MINUSCA, l’on se dit déterminé à nettoyer ce quartier de sa horde de bandits et d’agresseurs. «Ce qui sûr c’est que l’opération au Pk5 a été lancée et va se poursuivre. L’objectif, c’est de neutraliser les gangs.

Ces groupes qui se définissent comme des groupes d’autodéfense, mais pour nous, ce ne sont pas des groupes d’autodéfense, ce sont des criminels, des gens qui vivent de racket, qui rackettent les commerçants, les populations locales et les conducteurs de moto», a ajouté Vladimir Monteiro.

Au moment où nous mettions sous presse, le bilan n’était pas encore connu. Avec ces malheureux événements, le nombre d’attaques contre la mission onusienne en Centrafrique va crescendo ces temps derniers. Dans la nuit du 2 au 3 avril dernier, une attaque contre une base onusienne a causé la mort d’un Casque bleu mauritanien, de 21 civils et blessé 14 personnes.

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