Urgence pour le Sahel

Bulleotin

Le comité permanent Inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) est inquiet. D’après lui, sept millions de personnes sont menacées par la famine au Sahel et en Afrique de l’ouest. Le CILSS pointe le doigt sur la pluviométrie et les attaques de chenilles qui seraient à l'origine du péril qui guette particulièrement les pasteurs et les agro-pasteurs.

Dans ces conditions, il y a de forts risques que la production agricole et agropastorale dans le Sahel soit impactée. Pourtant, la production saisonnière des 17 pays membres du CILSS a connu une hausse de 11% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon le rapport du CILSS. Mais ces bons rendements sont menacés par le dérèglement climatique qui plonge plusieurs  pays dans une situation d'urgence.

Pour ne rien arranger, l'insécurité dans la zone est une source supplémentaire d’inquiétude. Ainsi les déplacements des pasteurs du Sahel vers les pays côtiers à la recherche de pâturages  sont des sources potentielles de conflits entre agriculteurs et éleveurs. Dans ces conditions, il est impératif pour les gouvernements des pays concernés de prendre des mesures afin de prévenir d’éventuels débordements.

Cela passe notamment par le renforcement de la  sécurité et la sensibilisation des différentes communautés sur la situation sur le terrain. Les uns et les autres doivent prendre la mesure de la menace qui les guette et concéder même momentanément, une partie de leurs « privilèges ».

Toujours est-il que la situation actuelle au Sahel n’est pas nouvelle. Dans le passé la région a eu à faire face à l’insécurité alimentaire. En 2009-2010 ce sont quelque 10 millions de personnes qui ont été mises en difficulté. Et pour les secourir, une intervention internationale a été nécessaire.

Mais pour éviter d’en arriver là, il faut agir vite. Sur la base du rapport du CILSS, il serait temps de mettre en œuvre des recettes qui ont produit des résultats lors de précédentes crises : distribution gratuite de vivres, semences ou matériels agricoles, ou leur vente à "prix social", etc.. La Mauritanie, le Niger, le Mali ou encore le Burkina Faso ont expérimenté ces recettes par le passé et évité un vrai drame.
 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie