Peine de mort en Afrique: chorus pour l’abolition

La rencontre de deux jours sur la question qui s’est achevée hier à Abidjan en Côte d’Ivoire a montré une réelle volonté de nombreux pays Africains de mettre un terme à cette pratique.

Quelque 300 abolitionnistes se sont séparés hier à Abidjan en Côte d’Ivoire dans le cadre d’un congrès africain contre la peine de mort. A l’initiative de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), les participants, venus d’une trentaine de pays du continent, ont échangé deux jours durant sur les mécanismes et les voies de sortie de cette pratique encore en vigueur dans plusieurs Etats africains.

Selon les statistiques, depuis 1990, une vingtaine de pays ont décidé de mettre un terme à la peine de mort. Cette troisième rencontre du genre qui se tenait en prélude au 7e congrès mondial sur le sujet prévu du 27 février au 1er mars 2019 à Bruxelles en Belgique avait donc pour objectif d’inciter différents Etats africains à l’abolition de la peine de mort.

Pour sa part, le gouvernement ivoirien se réjouit de ce que depuis 1960, la peine de mort n’a jamais été appliquée du fait de la « sacralité de la vie humaine ». « La Côte d’Ivoire rejette toute idée d’application de la peine de mort. Bien qu’existant dans notre législation antérieure, la peine de mort n’a jamais connu aucune application depuis l’accession de notre pays à l’indépendance », a lancé Sansan Kambilé.

Le ministre ivoirien de la Justice, garde des Sceaux a plaidé pour que le droit à la vie soit une affaire de tous. Pour les organisateurs de la rencontre, certes il y a des avancées notables à travers le continent, mais bien des obstacles demeurent encore sur le chemin conduisant à cet objectif. «Tous les ans, il y a des pays africains qui abolissent la peine de mort.

Aujourd’hui, 4/5 des pays africains ne pratiquent plus la peine de mort, c’est-à-dire qu’ils l’ont abolie de droit ou de fait (…) Les obstacles en eux-mêmes sont des obstacles d’ordre politique, d’ordre juridique. Ce sont notamment des référents religieux.

Ce sont également des pratiques traditionnelles sur lesquelles il va falloir travailler avec les opinions publiques», a souligné Nicolas Perron, directeur des programmes pour l’association Ensemble contre la peine de mort.
 

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