« Mon pari pour 2030 »: u tour de Bertoua

 La 3e phase du programme pilote de formation des leaders socioprofessionnels dans la lutte contre le VIH/SIDA, impulsé par la première dame, lancée hier dans la région de l’Est.

Après Douala et Bafoussam, c’est au tour de Bertoua d’accueillir la caravane du programme pilote de formation des leaders  socioprofessionnels dans la lutte contre le VIH/SIDA, « Mon pari pour 2030 ». Un programme impulsé par la première dame, Chantal Biya, présidente fondatrice de Synergies africaines.

La cérémonie de lancement de la troisième phase du programme s’est déroulée hier dans la capitale régionale de l’Est, en présence notamment du gouverneur et président du Comité régional de lutte contre le VIH/SIDA, Grégoire Mvongo et de Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de Synergies africaines. Ici, l’objectif est de former une centaine d’acteurs associatifs issus de divers milieux professionnels.

Entre autres, les auto-entrepreneurs, les call-boxeurs, les bendskineurs, les PME, les services médicaux des camps des camps de réfugiés, etc. Les participants seront ainsi à même, à l’issue de cette formation, de mieux appréhender la dynamique de l’épidémie au Cameroun et dans la région de l’Est en particulier, et proposer des solutions adaptées à leur environnement.

D’après Jean Stéphane Biatcha, le choix de Bertoua s’explique notamment, par l’ampleur de la maladie dans la région. Selon les statistiques énoncées séance tenante, le taux de prévalence à l’Est est d’environ 6,3%. Un chiffre largement au-dessus de la moyenne nationale (environ 3,9%). « Le choix de Bertoua relève d’un constat rationnel et d’une réaction de cœur.

Rationnel car les statistiques sont là. Réaction de cœur parce que c’est une mère ( S.E Chantal Biya, ndlr) déchirée par tant de jeunes filles arrachées à la vie et par une maladie dont on dispose aujourd’hui de puissants outils diagnostics et des approches thérapeutiques qui permettent de mener une existence pleine et épanouissante », déclare dans son allocution, le secrétaire exécutif de Synergies africaines.

Aussi, « Mon pari pour 2030 » traduit-il l’engagement de la Première Dame, ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA, à contribuer à l’accélération de la riposte contre le VIH et l’éradication de la pandémie de Sida à l’horizon 2030. « Le cri de madame Biya est aussi le cri d’une femme dont l’engagement en faveur les populations, notamment les plus démunies, incite et oblige à se mobiliser davantage », ajoute Jean Stéphane Biatcha.

Ainsi, pour la première dame, il apparait urgent d’intensifier la formation et la sensibilisation par l’élargissement des catégories cibles citées plus haut. Parmi les modules de formation qui seront diffusés durant trois jours par des experts, la communication pour le changement de comportement, la promotion et l’impact du dépistage, la prise en charge du VIH et Sida, etc.

« Mon pari pour 2030 » a déjà permis de former plus de 300 participants à Douala et 125 à Bafoussam. La formation de Bertoua s’achève demain et sera sanctionnée par la remise d’attestations de formation aux participants.

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie