Risque industriel: les inspections conjointes lancées

 Le coup d’envoi de la campagne annuelle 2018 opéré mardi dernier à Bertoua, par Ernest Gbwaboubou.

Mardi dernier, sur le site du centre emplisseur de gaz de Bertoua, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Ernest Gbwaboubou a procédé à une inspection dans un établissement dit classé. Il s’agit de ceux qui peuvent présenter des dangers pour la santé, la sécurité, la nature et l'environnement en général, ou alors des inconvénients pour la commodité du voisinage. C’était à l’occasion du lancement de la campagne annuelle des inspections conjointes opéré dans la capitale régionale de l’Est.

Occasion pour le Minmidt, de constater que ce site dédié au stockage du gaz liquéfié géré par la Société camerounaise des Dépôts pétroliers (SCDP) respecte globalement les mesures de sécurité. Une simulation d’intervention a du reste été effectuée pour constater que le système anti-incendie est fonctionnel. Tel n’est cependant pas le cas pour tous les sites classés de la sorte. Des accidents survenus en 2017 sur quelques-unes de ces exploitations au Cameroun l’illustrent à souhait.

Aussi, le Minmidt voudrait-il empêcher que cela ne se reproduise, car il y va de la protection de la santé des hommes, des biens et de l’environnement. « En 2018, nous allons mettre l’accent sur le respect de la réglementation. Celle-ci n’est pas facultative. Elle découle des différents textes. Il faut les appliquer absolument », déclare Ernest Gbwaboubou. L’objectif étant de maintenir l’effort de vulgarisation des enjeux et les défis de la nouvelle approche gouvernementale en matière d’inspections avec l’ensemble des parties prenantes.

Selon le rapport 2017 du Comité national des inspections, placé sous la triple autorité du Minmidt et des ministères en charge de l’Environnement et du Tourisme, il faudrait davantage de moyens pour permettre à cette instance et à ses démembrements de bien fonctionner.

En 2017, 3533 établissements ont été couverts sur un objectif de 4043 à inspecter, soit un taux de réalisation de 87%. « Par rapport au nombre d’établissements classés en nette augmentation au Cameroun (12 000 environ), ce taux reste faible, car, le taux général de couverture nationale à cet effet est d’environ  29,44% contrairement à 31% en 2016», indique le rapport de synthèse.

Cependant, la diminution en 2017 des procès-verbaux de constatation d’infractions par rapport à l’exercice 2016 traduit une amélioration dans la prise en compte des considérations environnementales par les entreprises visitées.

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