Une économie pourtant florissante

La croissance éthiopienne est caractérisée par une embellie observée dans différents secteurs d’activités.

Dans son édition de juin 2017, Global Economic Prospects, bulletin d’information de la Banque mondiale, présente l’Ethiopie comme étant le pays à la croissance la plus rapide au monde au cours de cette année. Avec plus de 95 millions d’habitants, elle jouit d’une croissance estimée à 8,5% et un Produit intérieur brut (PIB) s’élevant à 2,7%, soit trois fois supérieur à la moyenne mondiale. Quelques années auparavant, l’institution de Bretton Woods y voyait déjà «une croissance robuste» devant permettre au pays de rejoindre le groupe des pays à revenu intermédiaire au-delà de 2025.

Dans son rapport d’évaluation de septembre 2017, le Fonds monétaire international (FMI) salue pour sa part la grande résistance de l’économie éthiopienne dans un contexte de morosité des prix de ses principaux produits d’exportation à l’échelle mondiale et de sécheresse dans plusieurs parties du territoire.  Au cours de la période 2016-2017, le pays affichait une croissance de 9%.

«Les interventions du gouvernement pour atténuer l'impact social de la sécheresse, en collaboration avec les partenaires de développement, ont été déployées au bon moment et avec efficacité, limitant ainsi le coût humain », a estimé Julio Escolano.

Le chef de la mission du FMI a conclu à des perspectives de croissance à moyen terme heureuses marquées par des investissements privés importants, par l'achèvement de projets d'infrastructures importants et par une hausse de la productivité.

Dans un rapport conjoncturel, le service économique de l’ambassade de France en Ethiopie et auprès de l’Union africaine (UA) souligne que le PIB par habitant a doublé en dix ans et a contribué à un recul significatif de la pauvreté malgré le faible revenu par habitant de 702 dollars US en 2015.

L’agriculture reste constitue l’un des secteurs florissant de l’économie éthiopienne avec 41,9% du PIB, 75% des emplois, et 80% des exportations.

Mais, «le secteur peine néanmoins à satisfaire les besoins alimentaires croissants de la population, et reste très vulnérable aux chocs et aléas climatiques», déplore le rapport. Le secteur secondaire, dominé par le sous-secteur de la construction, représente seulement 14,7% du PIB. Le secteur tertiaire quant à lui contribue au PIB à hauteur de 43,4%.

Les succès engrangés par la compagnie nationale de transport aérien, Ethiopian Airlines, ont fait d’Addis-Abeba l’un des principaux hubs aéroportuaires du continent. Le premier Growth and Transformation Plan, plan quinquennal de développement, qui s’est achevé en 2015 au terme de cinq ans de mise en œuvre permet aujourd’hui au pays de vanter ses mérites en matière de bonne gouvernance économique grâce à une maitrise budgétaire et un contrôle de l’inflation malgré une dette croissante.

Ce plan a également permis des réalisations remarquables avec un taux d’exécution des projets d’infrastructures satisfaisant à 60% des objectifs réalisés. L’accès à l’éducation et aux services de santé ont également montré des résultats encourageants. Malgré cette embellie, les bailleurs de fonds recommandent au pays des efforts notamment dans le renforcement des réformes destinées à améliorer le climat des affaires.
 

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