Intégration financière africaine: les propositions des banquiers

Après cinq jours de réflexions et  d’échanges clos jeudi à Yaoundé en présence du ministre des Finances, ils proposent entre autres la mise en œuvre effective des accords commerciaux.  
  
Si l’Etat du Cameroun a pu lever près de 173 milliards de F pour l’emprunt obligataire 2016, c’est non seulement grâce à la crédibilité de son système bancaire, mais aussi grâce à la mise en place des mécanismes d’intégration financière dans la sous-région. D’ores et déjà, clôturer l’emprunt obligataire à hauteur de 1000 ou de 2000 milliards de F est un rêve qu’il peut réaliser, un rêve qui est du domaine du possible. Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey l’a souligné jeudi à Yaoundé alors qu’il clôturait le 15e colloque international de la Confédération internationale des associations des diplômés de l’Institut technique de banque de Paris. 
A cet effet, il a indiqué que les recommandations et solutions proposées par les acteurs financiers de cette plateforme sont les bienvenues. Elles pourraient rendre la réalisation de l’intégration financière africaine palpable et utile à l’économie camerounaise et africaine. L’une des recommandations issues du colloque porte sur la restructuration du système monétaire. Les banquiers suggèrent aux Etats que l’intégration monétaire soit gouvernée par trois principes. Notamment, une même monnaie suppose des performances et potentialités économiques voisines ainsi qu’une politique économique identique entre les pays-membres de cette zone. Selon eux, la monnaie doit être un instrument au service des économies et du développement social. Pour cela, elle doit être suffisamment solide et inspirer confiance. De plus, la politique monétaire des banques centrales et la réglementation doivent respecter l’impératif du développement qui reste la priorité de l’Afrique.
 

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