On scrute l’avenir de la profession d’avocat

C’est l’objectif visé par les travaux des états généraux de ce corps professionnel ouvert hier à Yaoundé.

Les outils numériques sont à l’heure actuelle, incontournables tant dans la pratique judiciaire que dans l’exercice du métier d’avocat. Les enjeux des nouvelles technologies sont réels au point où la profession doit se mobiliser pour une protection accrue des données et du secret professionnel.

C’est l’une des problématiques évoquées hier à Yaoundé lors des travaux de des états généraux du jeune avocat des barreaux membres de la conférence internationale des barreaux de tradition juridique commune.

Un événement organisé en prélude à la rentrée solennelle du Barreau qui se tiendra au Palais des Congrès du 19 au 20 avril prochain. Organisé de concert avec la conférence internationale des Barreaux de tradition juridique commune (Cib) avec l’appui de l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif), les premiers états généraux du jeune avocat des barreaux de la Cib ont pour objectif de permettre aux jeunes avocats et aux seniors d’avoir un regard croisé sur leur profession. Le but recherché est de mieux recadrer la profession à travers l’élaboration d’un document final.

En ouvrant les travaux, le ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Jean Pierre Fogui est revenu sur l’éthique qui encadre cette profession. « Avant d’entrer en fonction, vous prêtez serment, c’est un acte qui comprend des notions de probité, d’indépendance, du respect des cours et des tribunaux. Il impose aussi le respect des lois et des règlements de la République.

Mais en confrontant ces notions avec la pratique quotidienne il y a un grand fossé. Pour exercer tel que le recommande la déontologie, un bon avocat doit être indépendant de son client et de tout. Un bon avocat est celui qui travaille dans le respect des lois de la République », a-t-il rappelé.

Pour les autres intervenants à l’instar du directeur de l’Organisation internationale de la francophonie, Georges Nakseu Nguefang ou encore du Me Daniel Ngos, président de la fédération africaine des associations des jeunes avocats, ces travaux permettront de trouver le juste milieu entre les deux générations.

Plusieurs autres thèmes seront abordés dans les ateliers au cours de ces travaux de deux jours, notamment  « L’intégration du jeune avocat au sein d’un barreau et d’un cabinet », « Le jeune avocat, un citoyen: quelle place doit-il occuper dans la société ?».

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