Lutte contre le Sida: le CIRCB promeut la qualité des examens

L’institution assure depuis hier à Yaoundé, la mise à niveau de techniciens de laboratoire venus des régions.

Ils sont 46 techniciens de laboratoire venus des différentes régions du Cameroun pour une remise à niveau au Centre international de référence Chantal Biya (CIRCB) depuis hier à Yaoundé. Parmi eux, Sorel Bolan Kontche en service au Complexe catholique de Batouri dans la région de l’Est.

Comme les autres, il est souvent confronté aux difficultés qui altèrent la qualité des résultats d’examens au laboratoire, à fournir aux malades atteints du VIH/Sida.

« Dans notre ville, nous faisons face à l’absence d’énergie électrique, la rupture des réactifs CD4. Nous ne pouvons donc pas très bien calibrer nos pipettes, avec pour conséquence plusieurs marges au niveau des résultats. Cette formation tombe à pic parce que nous allons apprendre des astuces pour la maintenance de nos appareils », espère-t-il. Des problèmes que rencontrent aussi ses confrères.

C’est pour leur rafraîchir la mémoire dans ce domaine que le CIRCB a initié cette rencontre de deux jours autour de la formation pratique des techniciens des régions sur la qualité au laboratoire. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du Programme national d’évaluation externe de la qualité de la numération des lymphocytes T CD4 en partenariat avec QASI, une structure canadienne spécialisée dans ce domaine. A l’ouverture des travaux, le Dr Godwin Nchinda, directeuradjoint du CIRCB, a indiqué que la qualité des résultats détermine la prise en charge du malade.

D’où l’importance du renforcement des capacités de ceux-là même qui manipulent les échantillons au quotidien. « Vous devez toujours donner le meilleur de vous malgré le peu de matériels de travail dont vous disposez. Il faut qu’on détienne les mêmes résultats partout avec le même échantillon », a-t-il ajouté.

A sa suite, le Dr Bertrand Sagnia, coordonnateur dudit programme a rappelé que la mauvaise qualité des résultats coûte plus cher à un patient. Parce que celui-ci est synonyme d’une prescription approximative des médicaments.

Au terme de cette rencontre qui s’achève ce jour, il sera également question de voir comment mettre en place un réseau regroupant les représentants des différentes maisons de fabrication des appareils et les techniciens de différents sites qui effectuent ce type d’examens.

Avec pour finalité l’amélioration de la qualité. « C’est pour éviter que les techniciens s’endorment sur leurs lauriers, pensant qu’ils sont des experts, pourtant il faut rester en éveil, en renforçant leurs capacités tous les deux ans en matière d’analyses des résultats », a indiqu le coordonnateur.

En partenariat avec QASI, grand centre Canadien fournisseur des échantillons de contrôle qualité au CIRCB, cette formation veut apprécier l’autonomie du Cameroun, pour ce qui est de la fabrication de ses échantillons d’analyse.

«  Il faut au moins deux semaines pour qu’un échantillon venu du Canada arrive au Cameroun. Ce qui fait que les appareils ne le lisent pas bien. Nous attendons que ce partenaire nous apporte de l’aide à ce sujet », a conclu le Dr Bertrand Sagnia. 

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