Patrimoine culturel: l’inventaire lancé à l’Est et dans l’Adamaoua

Le ministre des Arts et de la Culture, Pr. Narcisse Mouelle Kombi a présidé hier à Bertoua, l’ouverture de l’atelier de formation des enquêteurs qui seront déployés sur le terrain.

Il faut sauver le patrimoine culturel dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. C’est dans ce cadre que d’ici peu, des enquêteurs seront déployés sur le terrain dans ces régions, afin d’y procéder à l’inventaire du patrimoine culturel. Le ministre des Arts et de la Culture (MINAC), Pr. Narcisse Mouelle Kombi, était hier à Bertoua, pour présider le démarrage de l’atelier de formation desdits enquêteurs.

Cette opération de recensement fait suite à celle débutée dans sa phase pilote en 2013 par une énumération des sites et des monuments culturels dans les dix régions du pays. L’inventaire du patrimoine culturel immatériel a suivi dans la région du Sud en 2015 et en 2016.

Puis, le Littoral et le Nord- Ouest ont été parcourus en 2016. Enfin, les régions du Centre et de l’Ouest en 2017. Le bilan provisoire fait état de plus de 600 biens et éléments du patrimoine culturel actuellement enregistrés dans le fichier central du patrimoine culturel du ministère des Arts et de la Culture.

« Si nous sommes à Bertoua pour l’inventaire général du patrimoine dans l’Est et l’Adamaoua, c’est parce que nous avons conscience et connaissance de ce que dans ces deux régions, les eaux du patrimoine coulent en abondance », a déclaré le MINAC, Pr. Narcisse Mouelle Kombi.

Aussi, l’atelier lancé dans la capitale régionale de l’Est hier, en présence du gouverneur de la région, Grégoire Mvongo et des chefs traditionnels de l’Est et de l’Adamaoua, vise-t-il à former des enquêteurs qui vont être déployés sur le terrain.

Il s’agit en l’occurrence, de renforcer les capacités de ces agents chargés d’identifier, de documenter les différents types de patrimoine matériels et immatériels. Entre autres, les lieux mythiques, les techniques et savoir-faire, l’architecture, les jeux patrimoniaux, la cuisine, la pharmacopée, les danses, etc.

Ce, afin que des lieux comme la grotte de Mbartoua, le fort de Doumé, la pharmacopée traditionnelle des peuples que regorgent les deux régions, ne tombent dans l’oubli ; mais qu’ils soient plutôt préservés pour les générations futures, voire fructifiés à travers la mise en place d’une économie touristique autour du patrimoine culturel.

Au plan juridique, l’inventaire général du patrimoine culturel est une mission de souveraineté de l’Etat, régie par la loi, ainsi que diverses conventions de l’UNESCO ratifiées par le Cameroun.

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