Professionnalisation des enseignements: comment améliorer le fonctionnement

Une rencontre de trois jours sur le cadrage académique s’est achevée le 20 avril à Yaoundé.

La professionnalisation est résolument en marche dans le système d’enseignement supérieur. Toute oeuvre n’étant pas parfaite, il faut améliorer son fonctionnement. Car, le milieu universitaire n’accorderait pas toute la place et l’importance requise aux professionnels, que ce soit dans le cadre de l’élaboration des programmes ou dans celui des enseignements.

C’est pour rectifier le tir que se sont tenues du 18 au 20 avril dernier à l’Institut des Relations internationales du Cameroun (Iric), les troisièmes assises sur le cadrage académique de la professionnalisation des enseignements universitaires au Cameroun.

La rencontre avec pour thème : « Enseignement supérieur et défis de l’économie du savoir », présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Pr. Jacques Fame Ndongo, a connu la présence de presque toute la crème universitaire camerounaise.

Au sortir de ces trois jours de travaux, le Pr. Jacques Fame Ndongo s’est réjoui du fait que la professionnalisation des enseignements se déroule de façon efficiente à travers toutes les universités d’Etat et tous les instituts privés d’enseignement supérieur, selon les hautes prescriptions du chef de l’Etat. Seulement, des faiblesses n’y manquent pas. A l’instar de l’épineux problème du financement.

En dépit des efforts colossaux déployés par l’Etat, le financement demeure relativement faible par rapport aux attentes immenses. D’après le Minesup, pour rémunérer un technologue venant du secteur privé ou socio-professionnel, il faut prévoir cinq à sept fois plus d’argent que pour un enseignant classique qui appartient aux universités.

« Dans les entreprises privées, les salaires sont très élevés et le technologue qui vient du privé a son expertise, son expérience et le temps. Donc, il faut le rémunérer très cher et les universités n’ont pas toujours les fonds nécessaires. Raison pour laquelle, nous prescrivons l’intensification des activités génératrices de revenus qui permettent aux universités d’avoir leurs fonds propres en plus des subventions substantielles qui viennent de l’Etat », souligne le Pr. Jacques Fame Ndongo.

Autre challenge auquel sont confrontées les universités du pays, celui des équipements. Sans oublier les problèmes relatifs aux programmes. Le ministre exhorte de les actualiser et de les adapter aux besoins réels des entreprises.

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