Banques: Ecobank renoue avec la rentabilité

Après la perte enregistrée en 2016, le groupe réalise un bénéfice avant impôts de 288 millions de dollars en 2017 grâce à une réduction significative des provisions sur créances douteuses.

Pour Ecobank, les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. C’est ce que révèlent les comptes du groupe dévoilés le mardi 24 avril à Lomé au Togo. Au 31 décembre 2017, les états financiers consolidés du groupe marquent un retour à la rentabilité avec un bénéfice avant impôts de 288 millions de dollars, plus de 152 milliards de F contre une perte de 131 millions de dollars (environ 70 milliards de F) en 2016.

Le produit net bancaire baisse de 7% par rapport à l’exercice précédent et s’établit à 1,8 milliard de dollars, plus de 950 milliards de F. « Les variations des taux de change de nos monnaies par rapport au dollar américain (notre monnaie de présentation) ont eu un impact négatif sur nos résultats puisque, corrigés des effets de change, les revenus n’auraient que faiblement diminué », explique la banque dans son rapport annuel.

L’analyse sectorielle révèle que dans la région Afrique centrale de l’est et australe, le groupe Ecobank a enregistré une forte croissance de ses revenus avec un bénéfice avant impôts en hausse de 3%, s’établissant à 49 millions de dollars, soit environ 26 milliards de F.

Ces comptes ont été approuvés à 83% par les actionnaires du groupe réunis hier pour la 30e assemblée générale de la banque dans la salle de conférences du Centre panafricain Ecobank basé à Lomé, la capitale togolaise.

Durant les travaux présidés par Emmanuel Ikazoboh, président du conseil d’administration du groupe Ecobank, en présence de Ade Ayeyemi, directeur général du groupe, les actionnaires ont également approuvé l’affectation du résultat net qui s’établit à 182 millions de dollars, plus de 96 milliards de F.

Comme en 2016, ils ne toucheront pas de dividendes pour le compte de l’exercice 2017, en dépit de l’amélioration de la santé financière de la banque. Ces performances n’ont pu être atteintes qu’en raison des améliorations apportées dans la gestion du risque de crédit de la banque.

En effet, outre la nomination d’un nouveau directeur du risque, le processus de montage et d’approbation de crédit a été entièrement revu. Une unité de corporate finance a été créée pour structurer les prêts à terme des régions et les autres prêts liés aux transactions.

Par ailleurs, il existe désormais des gestionnaires de risques régionaux qui interviennent dans le processus d’approbation des prêts. Ce sont en effet les défaillances dans le contrôle interne du risque crédit du groupe combinées aux effets de la récession nigériane qui ont détérioré la qualité du portefeuille d’Ecobank. Une batterie de mesures qui a permis au groupe de résoudre la problématique des créances douteuses résultant d’acquisitions.

Des provisions d’environ 1,6 milliard de dollars ont été constituées au cours des deux dernières années. De l’avis des dirigeants de la banque, les perspectives pour 2018 sont plutôt prometteuses. Des prévisions adossées entre autres sur le retour positif de ses nouvelles offres digitales.

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