Détente: les week-ends en mode «Mendzang»

Les férus de cet instrument musical traditionnel se retrouvent pour un moment d’ambiance.

Les cadres réservés au Mendzang sont quasiment les mêmes à Yaoundé. Un espace plutôt tranquille pendant les jours de la semaine. Un petit bar construit avec du matériel provisoire, une grande cour, avec quelques hangars.

Celui situé au carrefour du lycée bilingue d’Elig-Essono particulièrement est un lieu où les gens peuvent passer un moment au calme en famille autour d’un verre et entretenir paisiblement une conversation.

Pendant le weekend, le lieu prend les allures d’un cabaret en plein air. A 100 mètres de là, ce sont les sons des balafons couverts par des voix de chanteurs qui vous accueillent. Le mouvement est porté par un orchestre constitué de musiciens au talent avéré, qu'on ne voit pas facilement, car pratiquement pris d'assaut par une foule de danseurs enthousiastes, éméchés ou tout simplement contents.

Les joueurs de balafons se produisent sans arrêt, jusqu’à minuit. Ici, les groupes de balafon se succèdent sur la scène chaque semaine. Dans la nuit du 6 août dernier, c’est le groupe « Zang Band » qui a tenu le public en haleine.

Selon le promoteur de cet espace culturel, près d’une centaine de personnes s’y bousculent tous les dimanches soir. L’affluence atteint parfois le pic de 1500 spectateurs. Jeunes et adultes. Même occidentaux trouvent leur compte dans ces coins chauds. Nourris de cette sève vivifiante, les nostalgiques y trouvent une occasion de replonger dans les modes de vie d’autrefois, où les soirs au village etaient rythmés par les " mendzang ".

« j’aime venir passer du temps ici quand je peux, car le balafon me rappelle toujours nos soirées de bal organisées au village pendant les grandes vacances », explique Marie Thérèse, tout en se défoulant sur la piste de danse.

La cadence frénétique des balafons, incarne des sonorités dansantes du Cameroun : du bikutsi au makossa en passant par l’Essewé. Les joueurs de Mendzang ont la particularité de transporter les spectateurs hors des frontières musicales camerounaises à travers des sonorités étrangères comme le Ndombolo, ou encore le coupé décalé et le zouk entre autres. C’est également la même ambiance du côté de Kondengui, au lieu-dit Carrousel.

La piste de danse fait office de laverie en journée. Sur cette piste, les spectateurs s’invitent sans protocole, et n’hésitent pas à donner quelques billets pour encourager les artistes. Contrairement à Elig-Essono, ici, les spectateurs ont droit à cette ambiance pendant tout le week-end. Dans les quartiers Odza et Ayene les sonorités des balafons procurent aussi de la joie aux férus de la musique traditionnelle.

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