Vivement une solution pérenne

Bullletin

La  Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a dû s’impliquer fortement dans les négociations bissau –guinéennes pour ramener les protagonistes de la crise politique à de meilleurs sentiments.

L’un des résultats de l’implication de l’organisation sous-régionale , la CEDEAO est la nomination d’un Premier ministre de consensus, Aristide Gomez, pour dénouer la crise politique qui durait depuis trois ans.  En réalité, c’est le 10 septembre 2016 que les dirigeants ouest-africains ont pris la pleine mesure de la crise qui secouait la Guinée-Bissau ,un pays d’environ 2 millions d’habitants,  situé entre le Sénégal et la Guinée. Les acteurs politiques bissau-guinéens ont accepté, ce jour-là, la proposition de sortie de crise de la médiation.

Laquelle a été formalisée le 14 octobre 2016 par la signature des accords de sortie de crise sous la houlette du président guinéen, Alpha Condé. Ces accords prévoyaient notamment la désignation d’un premier ministre de consensus.

 Même si Aristide Gomez est le septième Premier ministre désigné par le président de la République de Guinée-Bissau, José Mario Vaz , en trois ans , et le successeur d’ Augusto Antonio Artur Da Silva ,désigné en février dernier, la médiation et les Bissau-guinéens espèrent que cette fois est bel et bien la bonne.

Les uns et  les autres souhaitent surtout que les acteurs politiques s’en tiennent désormais chacun strictement à son rôle comme l’exige la Constitution. C’est-à-dire que le parti majoritaire choisit le Premier ministre et soumet son choix au président de la République qui l’approuve en nommant effectivement le chef du gouvernement.

C’est probablement l’une des solutions de la crise bissau-guinéenne. Pour sa part, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, prend acte de la nomination du premier ministre « sur la base du consensus auquel sont parvenus les principaux acteurs politiques nationaux ». Certains ont cru que le nomadisme politique d’Aristide Gomez lui porterait préjudice.

Lui qui avait quitté les rangs du PAIGC (Parti  africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap vert) pour créer sa propre formation politique et qui a finalement réintégré le parti au pouvoir. Cette hypothèse a été balayée d’un revers de la main.

Non seulement le Premier ministre a bénéficié de la confiance  du chef de l’Etat et du parti au pouvoir, il a également reçu le soutien du principal parti de l’opposition. Il est donc compétent pour former un gouvernement ouvert à toutes les sensibilités politiques du pays et préparer les élections législatives du 18 novembre prochain. Telle est la voie royale pour échapper aux crises récurrentes à l’instabilité politique.

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