Préservation de l'intégrité du Cameroun: une forte adhésion populaire

La mobilisation sans précédent des Camerounais derrière le chef de l’Etat Paul Biya pour soutenir les soldats engagés au front et les populations victimes des atrocités de la secte terroriste Boko Haram a permis qu’aucun centimètre du territoire ne soit cédé à l’énémi.

Les Camerounais ne vont pas bouder leur plaisir de célébrer le 20 mai 2018 la 46e édition de la Fête nationale dans un contexte où la secte terroriste Boko Haram est très affaiblie et militairement vaincue. Car au plus fort des combats à la frontière avec le Nigeria dans la région de l’Extrême-Nord, en 2014, 2015 et 2016, l’inquiétude se lisait sur les visages des populations, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Et pour cause. Les attentats-suicides et les attaques des positions de l’armée camerounaise se multipliaient, causant la mort de nombreux soldats et des civils dans les localités touchées par les combats. Une situation qui avait également entraîné le déplacement, par dizaines de milliers, des populations des zones proches de la ligne de front vers l’intérieur du pays. Il n’en fallait pas plus pour provoquer une onde de choc à travers le pays. C’est ainsi qu’est née un élan de solidarité inédit. Des Camerounais, toutes classes sociales et toutes origines ethniques confondues, se sont mobilisés comme un seul homme derrière le président Paul Biya, chef des armées, qui avait déclaré, depuis Paris en mai 2014,  la guerre aux combattants de la secte djihadiste dont les exactions devenaient insupportables sur le territoire camerounais.

Ces années-là, l’actualité était alors dominée par les dons des populations et des ordres professionnels, en nature et en espèces, au profit des forces de défense et de sécurité engagées au front et aux populations déplacées du fait de la guerre. Les produits alimentaires affluaient de toutes les localités du pays et des fonds étaient collectés ici et là dans le cadre de l’effort de guerre des populations. Même les Camerounais de la diaspora  avaient mis la main à la poche pour soutenir leurs compatriotes affligés.

Plus de deux milliards de F mobilisés

Le mouvement avait pris une telle ampleur qu’à un certain moment, il a fallu mettre de l’ordre pour éviter toute mauvaise gestion des dons et s’assurer que ceux-ci vont effectivement parvenir aux destinataires. Une fois de plus, le chef de l’Etat est monté au créneau et a donné en 2015 des instructions pour l’ouverture du compte spécial intitulé « Contribution du peuple, lutte contre Boko Haram », N° 450 41 37 dans les livres du Trésor public. Objectif, retracer les contributions financières des différentes couches de la population en appui aux forces de défense déployées contre Boko Haram. Bien plus, le chef des armées a signé le 21 avril 2015, un arrêté créant un Comité interministériel ad hoc de gestion des dons destinés aux populations et aux forces de défense dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Placé sous l’autorité du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation d’alors, ce Comité est chargé de superviser la collecte et la centralisation des dons reçus des populations, des Etats étrangers et des organisations humanitaires nationales et internationales ; d’identifier, en liaison avec les autorités administratives locales et la hiérarchie militaire, les besoins en vivres et autres matériels, le cas échéant ; de superviser les opérations de distribution des dons aux populations et aux personnels des forces de défense ; de servir de cadre de concertation entre le gouvernement et les donateurs nationaux et internationaux, etc.

L’issue des travaux de la 5e session du Comité ad hoc sur la gestion des dons tenus en avril 2016,  2,5 milliards de F avaient déjà été reçus. Quant à la répartition des fonds, 1,5 milliard de F était affecté aux forces de défense et de sécurité et un milliard aux populations de la région de l’Extrême-Nord affectée par les effets de la guerre. Sans oublier les Comités de vigilance dont le rôle sur le terrain est irremplaçable en termes de veille, de renseignements et d’alerte. Comme on le voit, le Cameroun est sans conteste l’un des pays au monde où le concept de défense populaire s’est le plus illustré. La prochaine fête nationale donnera à nouveau l’occasion de voir la mobilisation derrière le chef de l’Etat, chef des armées dont la vision, soutenue massivement par les populations, a permis au Cameroun de réduire la capacité de nuisance de Boko Haram.

 

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