Livre: le salon de Yaoundé s’ouvre

 Hier, les maisons d’édition et autres participants étaient en plein dans les préparatifs au Musée national à Yaoundé avant le lancement officiel ce mercredi.

L’ouverture du Salon international du livre de Yaoundé (Silya) est imminente. Aujourd’hui dès 10h, la fête aux bouquins, organisée par le ministère des Arts et de la Culture et placée sous le haut patronage du chef de l’Etat, pourra s’ouvrir. Officiellement.

Car depuis hier à l’Esplanade du Musée national, plusieurs séquences, entre conférences et dédicaces, comment à donner du rythme à la grand-messe du secteur du livre. La majorité des participants se sont lancés dans les préparatifs de cet événement.

Les lignes se dessinent sur les pages blanches de cette troisième édition du Salon du livre, et les éditeurs, parmi les acteurs concernés au premier chef, ont attrapé avec enthousiasme cette opportunité de se « vendre » auprès de potentiels lecteurs et auteurs.

Hier matin, le stand réservé aux Editions AfricAvenir était presque terminé. Alors qu’elle dispose les ouvrages tout en s’occupant de vérifier les derniers détails avec l’équipe, Mautner Ingeborg, promet un Salon riche pour la maison d’édition qu’elle représente.

« Nous sommes fiers de dévoiler notre imposant travail », reconnait-elle. Hier après-midi, les célèbres écrivains camerounais Gaston Kelman et Eugène Ebodé y étaient attendus pour présenter au public leur nouvelle œuvre : « Contre la nuit des ombres ».

AfricAvenir fondée par Prince Kum’a Ndumbe III verra toute la journée de mercredi lui être consacrée, avec une série de dédicaces, et plus tard la révélation des trois recueils de nouvelles et de poésies rédigés par les lauréats du concours littéraire national Jeunes auteurs organisé en 2016 et 2017.

Autres écrivains déjà pressés de rencontrer leurs lecteurs ? André Léonard Tiagni et Léonard Serge Ewodo, des Editions Lupeppo. Les deux hommes sont venus accompagner le patron de la maison, Matchadje Yogolipaka. Ils trépignent également d’impatience à l’idée de croiser le chemin de férus de romans et tout autre trésor que le monde du livre a à proposer.

« Beaucoup d’auteurs camerounais ne savent pas de quoi il retourne dans un salon du livre. Ce serait intéressant de leur faire vivre cette ambiance, en les mettant face au public », pense Matchadje Yogolipaka.

Au milieu des coups de marteaux, des crissements de fer et des moteurs de camionnettes transportant le matériel d’installation, un débat très animé, modéré par Joseph Owona Ntsama, chercheur et universitaire, réunit des experts autour du thème : « Littérature et changements socio-politiques ».

Des discussions relevées sur des sujets sollicitant autant les neurones auront cours tout au long du Silya, qui prend fin ce dimanche 13 mai. Et pour coordonner cette énergie bouillonnante, l’entreprise Africrea Management emmenée Malet Ma Njami Mal Njam qui assure le commissariat général du Salon.

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