Péninsule coréenne: l’espoir renaît

Après la réussite de la rencontre entre le leader nord-coréen, Kim Jong-un et son homologue sud-coréen, Moon Jae-in le 27 avril 2018, un autre important sommet est dans le pipe. Il s’agit de la rencontre prévue le 12 juin prochain entre le président américain, Donald Trump et son homologue Kim Jong-un. Les attentes sont grandes pour qu’au terme de ce cycle de rencontres que les lignes bougent et que l’on puisse envisager une paix durable dans la péninsule.

En attendant les retombées des initiatives de dialogue amorcées par diverses parties, la communauté internationale se félicite d’ores et déjà  du changement de ton observé depuis de longues semaines entre les différents protagonistes. En effet, qui aurait pu prédire il y a seulement quelques mois que le leader nord-coréen Kim Jong-un envisagerait d’arrêter sa course au nucléaire ? Voilà qu’aujourd’hui, il se dit « disposé » à « présenter un plan » qui contribuerait à la dénucléarisation.

Bien plus, il y a quelques jours, Kim Jong-un a évoqué publiquement sa rencontre prévue avec le président américain Donald Trump. On se souvient qu’il y a encore quelques semaines encore, les deux dirigeants utilisaient un langage peu fleuri l’un envers l’autre.

Pour matérialiser ces bonnes dispositions en faveur du dialogue, Kim Jong-un a accordé l'« amnistie » à trois Américains qui « ont été détenus en Corée du Nord pour leurs activités ». Davantage, évoquant sa prochaine rencontre avec Donald Trump, le dirigeant nord-coréen a laissé entendre que ce sommet avec le président américain serait « une rencontre historique » et « un excellent premier pas ». Il a ajouté qu’il aiderait à améliorer la situation dans la péninsule coréenne et la « construction d’un bel avenir ».

De son côté, Donald Trump n’est pas moins enthousiaste à propos du dégel envisagé. Récemment, son nouveau chef de la diplomatie, Mike Pompeo, a rencontré – alors qu’il était encore à la tête de la CIA - le dirigeant nord-coréen durant le week-end de Pâques, au cours d’une mission menée dans une grande discrétion.

Le président américain se montre par ailleurs très optimiste au sujet de sa prochaine rencontre avec Kim Jong-un. Pour lui, les préparatifs se passent « très bien », confiait-il après une conversation avec le président sud-coréen il y a quelques jours.  Il a en outre informé le Premier ministre japonais « des négociations en cours ». En somme, tout est mis en œuvre pour que la rencontre tant attendue soit un succès.


En attendant, les deux Corées dont les dirigeants se sont engagés à œuvrer en faveur de la dénucléarisation de la péninsule et d’une paix permanente ont donné le ton. Lors du sommet intercoréen, la présidence sud-coréenne a laissé entendre que Kim Jong-un aurait déclaré « qu’il procéderait à la fermeture du site de tests nucléaires en mai et qu’il allait bientôt inviter des experts de Corée du Sud et des Etats-Unis pour révéler le processus à la communauté internationale de manière transparente ». Les deux Corées ont confirmé leur « l'objectif commun d'obtenir, au moyen d'une dénucléarisation totale, une péninsule coréenne non nucléaire ».

Au demeurant, il semble bien que les temps changent dans la péninsule coréenne. Kim Jong-un a ainsi pris une première décision symbolique : remettre les pendules nord-coréennes à l’heure. En effet, les deux Corées ne partagent pas la même heure depuis 2015, quand Pyongyang avait  annoncé que toutes les horloges du Nord seraient retardées de 30 minutes.

Cette décision creusait encore plus le fossé entre les deux pays dont la séparation avait été scellée par la guerre. Dans le contexte actuel, aucune décision n’est anodine. Chaque geste et chaque mot sont analysés et augurent peut-être de l’émergence d’une ère nouvelle…Les partisans de la paix s’y accrochent en tout cas !
 

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