Entrée en 6e et Common Entrance: on compose mardi

 Entre appréhensions et sérénité, le temps est aux exercices-types dans les écoles, en attendant le 15 mai.

La cloche annonçant la récréation vient de retentir à l’Ecole publique du centre administratif de Yaoundé, ce lundi 7 mai. Les élèves du CMII qu’on prépare au concours d’entrée en 6e viennent de terminer la deuxième épreuve-type de la mi-journée. Germaine Pegny, institutrice au groupe1-B explique que les sujets ont été confectionnés par les instituteurs d’un établissement privé de la place avec lequel le groupe1-B échange les sujets.

Il est question de rôder leurs candidats, les familiariser avec les sujets qui viennent d’ailleurs. Les enfants composent sur des fiches et non sur des feuilles de cahier ordinaire. Ici, rien n’est négligé pour les mettre en condition. Les programmes sont couverts depuis la fin du mois d’avril, sanctionnés par l’évaluation de la cinquième séquence.

Puis, le concours blanc a été organisé. Il est maintenant question de meubler le reste du temps avec les exercices-types. Ainsi sera le train-train quotidien des élèves du CMII, groupe 1-B de l’Ecole publique du centre administratif jusqu’à la veille du 15 mai, jour du concours d’entrée en 6e, de la première année de l’enseignement technique et du Common Entrance.

C’est une échéance spéciale pour ces jeunes candidats. Ce 15 mai sera historique dans leur parcours scolaire : ils aborderont pour la première fois de leur vie, un examen à caractère national. Les examinateurs et les surveillants qu’ils verront ce jour ne leur seront pas familiers. Certains composeront dans un établissement autre que le leur.

Tout cela crée des effets spéciaux et marque un virage important pour la suite du parcours scolaire de ces enfants. Plus l’échéance approche, plus les cœurs battent la chamade.

Linus Ngong, instituteur au Gorvernment English Primary School (GEPS) Groupe IV affirme que les parents défilent à l’école pour s’assurer que leurs enfants sont au top. Les élèves eux-mêmes confient qu’ils redoutent par moment ce jour-J. Non pas qu’ils sont mal préparés, mais simplement « la peur d’échouer », mais davantage aussi le stress de l’examen.

Les instituteurs font de leur mieux pour prodiguer des conseils, tranquilliser, détecter les lacunes et insister sur les parties de cours mal assimilées. Les enfants, eux, sont plus ou moins conscients des enjeux. Ils sont jeunes. La moyenne d’âge est de 10 ans contre 12 ans, il y a une vingtaine d’années.

A la maison, les parents mettent la main à cette préparation. Ils aident à réviser, contrôlent les cahiers, promettent des cadeaux, resserrent les contacts avec l’école. L’échéance qui approche ne les laisse pas non plus indifférents. Les candidats, malgré l’anxiété que provoque l’idée de l’examen, demeurent joviaux.

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