Revendications des avocats et des enseignants: l’option du dialogue pluri-acteurs

Le président Paul Biya assigne aux comités Ad hoc mis en place la charge de proposer des solutions durables et adaptées.

Face à des revendications qu’il juge légitimes, le président Paul Biya applique généralement la même thérapie. La concertation. Le chef de l’Etat prend l’option politique du dialogue pluri-acteurs.

Assignant aux différents intervenants la mission de proposer des solutions durables et adaptées à la question. Les problèmes soulevés par certains avocats et enseignants  dans les régions du Nord-Ouest et du sud-Ouest n’ont pas échappé à ce choix politique. Il a  créé en 2016, deux commissions pluri-acteurs.

D’une part, le Comité Ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations exprimées par certains avocats anglophones, présidé par le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean Pierre Fogui. Le bâtonnier de l’Ordre des avocats, le président de l’Assemblée générale des avocats ainsi que des acteurs issus des différentes branches d’activité du système judiciaire vont y siéger tout au long des travaux.

C’est à l’issue de leur travail que le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso sera chargé de mettre en place un groupe de travail interministériel comprenant en outre, le ministre de l’Enseignement supérieur, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, le ministre des Finances, puis le directeur général de l’ENAM.

La mission de ce groupe de travail interministériel étant d’examiner en profondeur les préoccupations exprimées par les avocats anglophones, en vue de formuler, pour la très haute sanction du président de la République, des propositions de mesures concrètes destinées à remédier à ces préoccupations, pour une meilleure administration de la justice dans notre pays, en prenant en compte la promotion du vivre ensemble, dans le respect sa diversité culturelle et linguistique.

Les résultats n’ont pas tardé et le système judiciaire camerounais a connu de profondes mutations, même si cela n’a pas empêché les extrémistes de continuer à tuer et terroriser les populations au nom des problèmes posés au départ.

D’autre part, sur le champ éducationnel, un Comité Ad hoc a été chargé de proposer des solutions aux problèmes de tous les enseignants soulevés par certains enseignants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Avec autour de la table, outre le directeur de Cabinet du PM, six syndicats d’enseignants et les trois ministres chargés de l’Education de base, des Enseignements secondaires et de l’Enseignement supérieur. Malgré les conditions difficiles de dialogue, le travail de ce Comité Ad hoc va se poursuivre et aboutir à des propositions significatives.

A la suite, le gouvernement va élargir le panel des intervenants et créer un Comité interministériel chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants à l’échelle nationale, intégrant du coup les préoccupations communes aux sous-systèmes francophone et anglophone.

Sous la présidence du Minesup, Jacques Fame Ndongo, et avec la participation effective des ministres de l’Education de base, des Enseignements secondaires, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et  des représentants des services du Premier ministre, ainsi que des présidents des syndicats des enseignants des deux sous-systèmes francophone et anglophone, l’instance interministérielle travaille désormais à la préparation de l’organisation du Forum national de l’éducation. Un forum qui va changer le visage de notre système éducatif.
 

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