Création de la 5e Région militaire interarmées: un réajustement stratégique

Le 21 février dernier, le chef de l’Etat, chef des armées, a signé des décrets dont l’un portait sur la réorganisation du commandement militaire territorial.

La création de la 5e Région militaire interarmées (RMIA 5), a été un fait majeur dans la réorganisation du commandement militaire territorial du 21 février dernier. En effet, la RMIA 5 qui couvre les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest, avec poste de commandement à Bamenda, a été créée par le chef de l’Etat, chef des armées, dans un contexte particulier.

Un nouveau front naissait dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, avec une recrudescence des attaques terroristes perpétrées par des sécessionnistes contre les populations et des forces de défense et de sécurité. Il fallait alors apporter une réponse stratégique idoine à cette poussée extrémiste et, ce faisant, sauvegarder de l’intégrité du territoire national.

Car, auparavant, les régions administratives de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ainsi que celle du Littoral étaient couvertes par la 2e Région militaire interarmées basée à Douala.

Par ce maillage territorial dans l’optique d’adapter le dispositif sécuritaire aux nouvelles menaces, le chef de l’Etat, chef des armées, a apporté une réponse appropriée au déploiement des troupes, notamment le temps des réactions sur le terrain. En effet, comme l’avait souligné le chef de la division de la Communication au ministère de la Défense, le colonel Didier Badjeck, « plus on découpe la région militaire et on maille le territoire, plus on est efficace ».

Par ailleurs, ce découpage aura permis aux unités de commandement de disposer des moyens humains et logistiques autonomes, et le temps de réaction plus rapide dans la prise des décisions. De toute évidence, le président de la république, dans ses prérogatives constitutionnelles, a donné l’illustration de sa parfaite maitrise de ces réalités géostratégiques.

Avec la création de la RMIA 5, Paul Biya a matérialisé la volonté d’impulser une montée en puissance des capacités opérationnelles de nos unités, face à toutes les attaques sécessionnistes et terroristes persistantes.

Dans cette logique cohérente, la détermination de quadriller et de sécuriser les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, a été saluée par la majorité des Camerounais. La revue du dispositif sécuritaire dans ces régions est alors une réponse concrète et appropriée aux préoccupations des populations, qui aspirent à vivre dans la paix et à sauvegarder l’intégrité du Cameroun.

Ces nécessaires réajustements apportés par le chef de l’Etat, chef des armées, ont permis de camper les énergies et les moyens de nos forces de défense dans la logique de la victoire. Victoire contre les partisans de la partition du Cameroun, qui agressent les populations, assassinent les éléments de forces de défense et de sécurité.

Près de trois mois après cette décision présidentielle, force est de reconnaître que ce réajustement stratégique a considérablement affaibli la montée sécessionniste. Les écoles ont rouvert leurs portes, les populations ont renoué avec les activités économiques, et aucun pan de notre territoire n’a été cédé.
 

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