Place au consensus !

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Les manifestations politiques  perturbant Madagascar, depuis quelques semaines, auraient pu être évitées si les Malgaches n’avaient pas perdu de vue les péripéties de la crise qui avait secoué la Grande île à la suite de la chute de Marc Ravalomanana  et la prise du pouvoir par Andry  Rajoelina avec le soutien de l’armée. 

La transition ayant alors été imposée aux Malgaches n’avait pas pu les convaincre. La Communauté des  Etats d’Afrique australe(SADC) avait dû écarter de la course à la magistrature suprême les deux protagonistes  Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina pour sortir Madagascar de l’impasse.

En l’absence des deux figures marquantes du paysage politique, la décision de la SADC permettait à Hery Rajaonarimampianina d’accéder au pouvoir la suite d’une élection présidentielle.

Les Malgaches savent que cette nouvelle crise fait suite à l’adoption de nouvelles lois électorales. Estimant que les nouvelles lois étaient favorables au régime du président de la République, Hery Rajaonarimampianina, l’opposition a choisi de les contester en manifestant tous les jours à la Place du 13 mai.

Au-delà de la polémique sur les affrontements du 21 avril dernier qui seraient soldés par deux morts, personne n’est dupe. Les habitants de la Grande île sont persuadés que l’enjeu de cette crise politique est la prochaine élection présidentielle.

Autant les Malgaches relèvent que la transition d’Andry Rajoelina avait été difficile, autant ils remarquent que le passage de témoin entre Marc Ravalomanana et son prédécesseur Didier Ratsiraka n’avait pas du tout été aisé. D’où l’importance de rechercher le consensus pour éviter les dérives qui plombent les progrès de l’île de Madagascar.

 Ce consensus passe par l’approfondissement du dialogue entre le régime du président Hery Rajaonarimampianina et l’opposition entamé le 26 avril sous l’égide de l’Union africaine et de la SADC. Le facilitateur et ancien président mozambicain Joaquim Chissano  a été dépêché sur le terrain pour proposer l’apaisement et le consensus. Il a été suivi par Abdoulaye Bathily et Ramtane Lamanra.

L’Organisation des Nations unies(ONU) et l’Union européenne (UE) ont également mis des émissaires à contribution. Qu’ils relèvent de l’UA, de la SADC, de l’ONU ou de l’UE, les médiateurs sont convaincus que ce qui importe actuellement pour la Grande île, c’est la maturation du consensus pour la sortie de l’impasse. De sorte que la prochaine élection présidentielle  se prépare  dans la sérénité et la confiance.

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