Lutte contre le terrorisme: les magistrats affûtent leur stratégie

Un séminaire de quatre jours a été ouvert hier à cet effet à l’Enam par le Minfopra, Joseph LE, en présence de Peter Barlerin, ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun.

Le Cameroun vit sous une double menace terroriste. Dans la partie septentrionale avec la lutte contre Boko Haram, et dans les régions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest, avec les attaques sécessionnistes.

A la question de savoir comment, en tant que sociétés démocratiques et respectueuses des droits de l’Homme, assurer notre protection collective et combattre avec efficacité cette forme de violence intolérable, le ministre Joseph LE pense que « l’amélioration de la qualité de la gouvernance est une réponse adéquate ».

C’est le sens du séminaire de formation ouvert hier à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam). La cérémonie d’ouverture était présidée par Joseph LE, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), en présence de Peter Barlerin, ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun.

En effet, une vingtaine de hauts fonctionnaires du corps judiciaire, de l’administration territoriale et des forces de sécurité vont acquérir des outils de bonne gouvernance pour lutter contre l’extrémisme violent. Objectif, penser une stratégie commune de lutte. Comme l’a relevé l’ambassadeur Peter Barlerin, la justice basée sur l’équité est la condition sine qua none pour résoudre les préoccupations des populations, soutenir la résilience sociale et réduire la violence.

Et les Etats-Unis réitèrent leur soutien total au Cameroun à cet effet. Pour ce faire, la formation est dispensée en partenariat avec l’organisation américaine, Global Center on Cooperative Security (Gccs). Selon Melissa Lefas, directrice des programmes de justice pénale et de l’Etat de droit de Gccs, cette formation permettra de dégager des thèmes propres aux réalités du terrain.

« Pour avoir la paix et la sécurité à long terme, on doit avoir des institutions et des systèmes de gouvernance qui respectent les droits de l’homme et les libertés civiles », a-t-elle souligné.

L’objectif visé, c’est de « transmettre des connaissances, mais bien plus, d’impulser une dynamique de changement de comportements, dans une perspective d’amélioration de la gouvernance publique dans ses aspects liés à la lutte contre le terrorisme », en a conclu Joseph LE.

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