Une option forte

Les efforts déployés par l’Etat traduisent la volonté de consolider le vivre ensemble et l’unité nationale.

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L’anglais et le français sont les deux langues officielles du Cameroun. L’article 3 alinéa 3 du décret portant création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme charge cette structure « d’assurer le suivi de la mise en oeuvre des dispositions constitutionnelles faisant de l’anglais et du français deux langues officielles d’égale valeur et notamment dans leur usage dans tous les services publics, les organismes parapublics ainsi que tout organisme recevant des subventions de l’Etat ».

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La création des centres linguistiques pilotes s’est inscrite dans la dynamique du renforcement du bilinguisme qui constitue une spécificité camerounaise. Qu’il s’agisse du centre linguistique pilote de Yaoundé, situé au carrefour de l’immeuble rose.

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Qu’il s’agisse de ceux de Maroua, Garoua, Ngaoundéré, Bafoussam, Buea, Bamenda, Bertoua, ou de Douala, les centres linguistiques assurent quotidiennement la promotion du bilinguisme, à travers des méthodes didactiques pertinentes sous la haute supervision de la présidence de la République.

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Ce n’est pas un hasard si les centres linguistiques sont rattachés à la présidence de la République. La multiplication des établissements scolaires publics bilingues participe du souci de raffermir la pratique du bilinguisme. De nombreux observateurs n’ont pas perdu de vue qu’un nombre croissant de jeunes Camerounais de culture francophone optent pour des formations au sein des établissements bilingues voire anglophones.

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A telle enseigne que l’uniforme bleu qui était une marque distinctive de ces formations scolaires tend à se généraliser. S’il en est ainsi des établissements publics scolaires, la réalité commande de reconnaître que la pratique du bilinguisme est inscrite dans les annales des universités camerounaises depuis leur création. S’agissant du multiculturalisme, il y a lieu d’admettre que les Camerounais s’y meuvent aisément.

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La liberté d’aller et venir étant garantie par les lois républicaines, les Camerounais se sentent partout chez eux sur l’ensemble du territoire. Ils se fondent sans difficulté dans les cultures des autres frères et soeurs camerounais au point d’en faire leur culture d’adoption. Il suffit de remarquer que de nombreux Camerounais sont installés, depuis de longue date, en dehors de leur région d’origine.

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Il est également clair que beaucoup de Camerounais considèrent les métropoles de Yaoundé et de Douala comme leur seconde ville pour y avoir séjourné longtemps ou pour y avoir fait leurs études. Certains d’entre eux choisissent d’y prendre leur retraite lorsqu’ils n’ont pas opté pour leur village d’origine. Il n’est pas donc surprenant de suivre ce refrain du célèbre chanteur André- Marie Tala : « Je vais à Yaoundé, la capitale. Je vais à Yaoundé la capitale du Cameroun. Je vais à Yaoundé, la capitale de mon pays ».

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Les Camerounais apprécient aussi les produits du terroir. Le ndolè , le mbongo tsobi , le eru , le mbol , l’ekwan,, le couscous de maïs , le koki ,le poisson braisé se consomment avec appétit dans toutes les régions du pays sans qu’on se préoccupe forcément de savoir de quelle région est issu chaque mets . Il en est des aliments comme des rythmes qui accompagnent les réjouissances des Camerounais.

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Le makossa , le kaotal , l’ambass-bey , l’assiko , le tchamassi , le mamganbeu ont été adoptés par les Camerounais de toutes les régions du pays et encouragés par le gouvernement notamment à travers le ministère de la Culture . On peut étendre ces exemples entraînants et rayonnants de multiculturalisme aux costumes traditionnels à savoir la gandoura, le Kaaba, le pagne et bien d’autres tenues. Au bout du compte, il ne tient qu’aux Camerounais de pérenniser ces précieux acquis pour renforcer le vivre ensemble et l’unité nationale .

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