Ouganda: Jamil Mukulu devant la barre

Le procès du chef rebelle des ADF accusés de massacres en République démocratique du Congo s’est ouvert hier à Kampala.

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Après trois ans de prison, Jamil Mukulu a finalement été présenté hier devant la barre à Kampala pour répondre des accusations de crimes contre l'humanité, de terrorisme, de meurtres et de vols aggravés portées contre lui.

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Arrêté en mars 2015 en Tanzanie où il menait une double vie de vendeur de véhicules, il a été remis aux autorités ougandaises pour être jugé pour ces exactions qu’il aurait commises dans le territoire de Beni à l’Est de la République démocratique du Congo.

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Pendant ce procès qui devrait durer trente jours, la justice ougandaise est appelée à examiner les différents chefs d’accusation et devrait dire si elle est compétente pour le juger.

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Mais de son côté, la justice congolaise qui estime que c’est sur le sol congolais que ce chef rebelle a perpétré les massacres, demande son extradition. En RDC, la société civile qui se dit également favorable à l’extradition de Jamil Mukulu, demande au gouvernement congolais d’user de tous les moyens pour permettre aux victimes des tueries des ADF de participer à ce procès comme partie civile.

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Dans une déclaration publique, le président de la plateforme Société civile de Beni réclame une justice équitable conformément aux crimes commis. «La société civile a toujours réclamé que Monsieur Jamil Mukulu soit jugé en RDC, parce que c’est là qu’il a commis beaucoup plus d’exactions qu’en Ouganda.

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Mais, il est jugé en Ouganda. On est à plus de 1.000 personnes tuées sauvagement par les ADF avec des noms et des images à l’appui, mais aussi des kidnappés, des portés disparus. Et donc, nous estimons que le gouvernement congolais doit user de tout son pouvoir pour que les victimes soient représentées.

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Sans cela nous allons qualifier ce procès d’inéquitable », a lancé le pasteur Gilbert Kambale qui a rappelé que cette rébellion a fait au moins 1 000 morts parmi les civils.

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