Baccalauréat E: l’heure de la pratique

Les candidats de cette série passent les épreuves dès mardi 22 mai prochain.

Les épreuves pratiques de certains baccalauréats commencent la semaine prochaine. Sont concernées, entre autres, la série E. Un enseignant explique vaguement que : « C’est une spécialité à cheval entre l’enseignement général et l’enseignement technique.

A Yaoundé, ce n’est qu’au lycée technique de Nkolbisson qu’on la trouve ». Jean Bosco Boum Ndjog, chef du service d’orientation au lycée technique de Nkolbisson complète les explications :

« La série E fait partie du Génie mécanique. Elle est restée un mystère parce très peu de lycées techniques du pays offrent cette spécialité. Sa spécificité se situe au niveau de la complexité des enseignements et du volume du travail ».

En fait, c’est une série de mathématiques pures, plus difficile que la série C. Il faut aimer les sciences et particulièrement les mathématiques. Les candidats doivent être prêts à travailler sans relâche.

D’ailleurs très peu choisissent la série E et l’effectif par classe ici va décroissant de la seconde en terminale. Au lycée de Nkolbisson, la terminale E compte une dizaine d’élèves.

L’an dernier, l’effectif était juste de six élèves. En seconde, ils sont une quinzaine.  Au lycée, en ce moment, pas l’ombre d’un seul élève de la série E. Ils sont tous à la maison, pour les dernières révisions.

Les élèves sont prévenus, dès la constitution de leur dossier du concours d’entrée en seconde qu’il faut plus que la volonté pour faire la série E. Le service d’orientation veille à expliquer les enjeux à chaque candidat pour que nul n’en ignore.

Les bonnes notes en maths, physiques en classe de 3e ne suffisent pas pour embrasser la série E, il faut avoir l’amour du cahier, des sciences dans toute sa complexité : physiques, chimie, mécanique appliquée, dessin de construction, le système des équilibres, la résistance, la vitesse.

« Il faut être persévérant, avoir la détermination de vainqueur qui maintient allumée, la flamme du dur labeur. Ce qui manque de plus en plus aux élèves », regrette Bienvenu Libomane Bolla, proviseur. Pas donc question d’approximation sur le niveau de l’élève, au risque d’abandonner. Et les cas sont récurrents, affirme Afaga Messina, enseignant.

Les filles sont rares dans cette série. Mais au lycée de Nkolbisson, deux jeunes femmes ont laissé de bons souvenirs. Une d’elle est aux Etats Unis. Elle est souvent revenue au lycée  pour encourager ses cadets.

L’autre est à l’Institut universitaire de technologie Fotso Victor de Bandjoun après avoir obtenu brillamment son baccalauréat, il y a deux ans.

Dans la cuvée de 2018, Balbine Mebenga Mballa fait partie de la quinzaine d’élève. Peu diserte, elle a le cœur et l’esprit dans la préparation de son examen. Elle est une passionnée de l’aviation et veut exercer le métier et sa sœur aînée l’a orientée en E.

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