« Il faut optimiser les échanges entre professionnels »

Imane Yüce, Responsable de la communication du Groupe Acibadem.

Quelle est la philosophie qui sous-tend l’organisation des premières journées de coopération médicale turco-africaines ?

Notre but s’inscrit dans la stratégie de développement du tourisme médical turc à l’international. Notre démarche est encouragée par le gouvernement et la politique actuelle de la Turquie qui est celle de se tourner vers l’extérieur. Le gouvernement turc a commencé à donner des subventions, mais aussi à supporter et à motiver les marques turques qui s’internationalisent. Cela participe à l’amélioration les exportations générales du pays et l’apport de devises vers la Turquie. Par ailleurs, le groupe Acibadem cherche à établir une vraie coopération avec des pays étrangers et notamment africains. 

Pourquoi avoir décidé de cibler certains pays africains et quelle analyse faites-vous de l’évènement qui vient d’être organisé ?

C’est un choix naturel dans la mesure où ces pays-là entretiennent déjà d’excellentes relations diplomatiques avec la Turquie. Il s’agit de pays amis de la Turquie comme d’autres du reste. C’est depuis 2005 que  le groupe Acibadem a commencé  à penser à s’internationaliser. Et dans notre stratégie nous savions qu’un partenariat avec l’Afrique serait une bonne chose. Nous avons une expertise reconnue et nous sommes tout à fait disposés à en faire profiter aux Africains. Cela va des soins médicaux à la formation. Lors des journées de coopération médicale que nous venons d’organiser, les médecins africains ont sollicité notre coopération pour un partage de savoir-faire. Mais ils nous ont également sollicités en matière de traitement de certaines maladies et pour la formation. Les échanges que nous avons eus vont nous permettre de remonter l’information aux autorités qui peuvent décider de formaliser et de densifier cette coopération. 

Vous avez axé ces premières journées sur le cancer et notamment sur la radiochirurgie et la radiothérapie. Pourquoi ce choix ?

Le domaine de la médecine est très vaste. Il existe plusieurs spécialités. Et pour optimiser les échanges entre professionnels sur une si courte période, nous ne pouvions pas parler de tout. Nous avons choisi d’échanger avec les spécialistes d’oncologie et cancérologie. Le cancer reste une maladie qui cause d’énormes dégâts partout dans le monde et spécialement en Afrique, où la prise en charge du fait de la modicité des moyens disponibles n’est pas toujours une chose aisée. Nous sommes conscients de cet état de choses et nous voulions néanmoins montré que le cancer n’est pas une fatalité et qu’il y a des possibilités réelles de le combattre. Dans ce sens, la Turquie offre une belle opportunité aux malades et aux spécialistes de cette maladie du continent africain, de se rendre compte de l’évolution de la science. Le  groupe Acibadem notamment offre un plateau technique des plus performants et une organisation rigoureuse en ce qui concerne la prise en charge du cancer aussi bien à travers la radiochirurgie que la radiothérapie. Pendant leur séjour les spécialistes africains ont pu s’en rendre compte. Par ailleurs certains ont eu l’occasion de rencontrer des malades africains qui sont traités en Turquie et qui sont la matérialisation du pont qui existe d’ores et déjà entre l’Afrique et la Turquie dans le domaine médical. A terme, notre objectif est d’amener directement l’expertise turque en Afrique. Lors des premières journées, nous avons insisté sur la prise en charge du cancer, lors des prochaines, nous évoquerons d’autres domaines de la médecine dans lesquels les échanges turco-africains peuvent être porteurs.

 

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