Lute contre Ebola: vaccination de masse en RDC

L’opération lancée hier dans la province de l’Equateur cible 600 personnes exposées à cette redoutable maladie.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a procédé hier à l’hôpital général de Wangata, près de Mbandaka dans la province de l’Equateur au lancement d’une vaste campagne de vaccination contre le virus Ebola. Un choix qui s’explique par le fait que cet hôpital de référence a également accueilli par le passé de nombreux cas de choléra.

«On n'a pas choisi Wangata par hasard. Nous avons eu à gérer des épidémies de choléra à maintes reprises. En 2014, on avait aussi géré un cas suspect d'Ebola», témoigne Hilaire Mazibu, directeur dudit hôpital qui tente de rassurer sur les capacités de ses équipes en matière de gestion des épidémies.

Selon un communiqué de Flory Kabange Numbi, porte-parole par intérim du gouvernement congolais, au moins 600 personnes exposées à cette maladie sont concernées par cette opération. Le texte précise que la campagne cible en premier lieu «le personnel de santé, les contacts des malades et les contacts des contacts».

Le dernier bilan fait état de 43 cas, selon les autorités. La maladie a déjà fait 25 morts. Pour l’OMS, à ce stade de la maladie, l’épidémie ne constitue pas encore une urgence de portée mondiale malgré un risque élevé de propagation dans les pays voisins.

Pour venir à bout de l’épidémie, des partenaires internationaux ont promis au pays de Joseph Kabila 300 000 doses de vaccin. Les autorités de Kinshasa affirment avoir déjà reçu 5 400 doses dudit vaccin. A travers cette campagne, les travailleurs humanitaires ambitionnent de mettre en vigueur le «rVSVSV-ZEBOV», un vaccin présenté par l’OMS comme étant «très efficace» pour mettre en déroute l’épidémie.

Forte de son expérience en la matière, la Guinée a été sollicitée pour apporter son appui à la réussite de cette opération. «Une quarantaine d’agents de santé ont déjà été déployés, dont des vaccinateurs, des agents chargés du suivi après vaccination, mais aussi des épidémiologistes pour le suivi des contacts des personnes infectées par le virus à Ebola, mais aussi des spécialistes de la communication sur les risques, la mobilisation sociale et la prévention des infections», poursuit le Pr Georges Ki Zerbo, représentant de l’OMS en Guinée.
 

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