Développement de l’Afrique

C’est par l’apport de cette tranche de la population que le groupe de la Banque africaine de développement a démarré ses réunions annuelles hier en Corée du Sud.

«Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis du continent ». Tel est le thème de la session inaugurale des réunions annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), ouverte hier lundi 21 mai à Busan en Corée du Sud.

Pour l’occasion, la salle des conventions du centre de conférences et d’exposition de Busan a fait le plein d’œuf pour découvrir les prouesses de quatre jeunes chefs d’entreprise, dans les domaines des TIC et de l’économie verte, le recyclage de nombreux déchets qui polluent l’environnement.

Avec son entreprise Atlan Space, Badr Idrissi du Maroc, a mis au point des drones pour la surveillance des mers, afin de lutter contre la pêche illégale, détecter des risques environnementaux, classifier les espèces marines. Abigail Urey, une jeune Libériennen quant à elle, transforme des déchets des lubrifiants en produits manufacturés, offrant des emplois à 75 personnes.

La troisième success story est celle de Mutoba Ngoma, ce Zambien qui a décidé de faire du biocarburant et du savon à partir des restes d’huiles végétales collectés dans les restaurants de son pays. Lorna Rutto a également retenu l’attention de la BAD et des personnes présentes à Busa parce qu’elle s’est attaquée à un déchet que quasiment tout le continent africain combat : le plastique.

Avec trois millions de tonnes de ces résidus collectés un peu partout au Kenya, elle a créé, grâce à son entreprise Ecopost, 2000 emplois, pour fabriquer des paniers, des haies, des plafonds, des tentes de jardins, etc. La jeune dame affirme aussi avoir sauvé 450 ha de forêts, dans la mesure où du bois n’a pas été coupé pour réaliser les objets qu’elle propose.

Des initiatives à saluer, à soutenir, quand on sait qu’en Afrique, sur dix entreprises créées, une seule réussit à survivre. D’ailleurs, Lorna Rutto a profité de la tribune de la BAD pour lancer un appel pour un soutien plus accru, en direction des décideurs et des bailleurs de fonds. Appel qui n’est pas resté inaudible.

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, entre deux présentations, a été clair : « Les jeunes ne sont pas le futur de l’Afrique. Ils sont le présent. Et le seul message que je veux passer ici est que nous devons prendre le risque d’accompagner ces jeunes. Ils le méritent ».

Cette session inaugurale a ainsi ouvert le bal des 53e réunions annuelles de la BAD, placées sous le thème : « accélérer l’industrialisation de l’Afrique ». Un thème qui de l’avis du Dr Adesina, colle avec l’agenda prioritaire de l’institution qu’il dirige, visant à transformer le continent grâce à la création de la valeur ajoutée, la création des emplois, la croissance des économies et le développement durable.

Les assises qui rassemblent environ 3000 délégués venus des 80 pays membres (africains et non africains) de la BAD, courent jusqu’au 25 mai prochain. L’ouverture officielle quant à elle est prévue ce mercredi.

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