Le triomphe de l’unité

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La fête du 20 mai est un grand moment d’exaltation de l’unité nationale. Une occasion idoine pour les filles et fils du Cameroun, par-delà leurs différences, de manifester leur joie d’appartenir à un pays bilingue et multiculturel, où le vivre ensemble est une réalité.

Dimanche dernier, à l’occasion de la célébration du 46e anniversaire de la fête de l’Unité, dans un contexte marqué par des défis économiques, sécuritaires et autres velléités de partition du triangle national,  les Camerounais des dix régions du pays se sont massivement mobilisés pour réaffirmer leur détermination à se tenir aux côtés du président de la République, Paul Biya, du gouvernement, des forces de défense et de sécurité afin de soutenir leurs efforts visant à préserver non seulement l’unité nationale et l’intégrité de notre territoire, mais aussi pour bâtir un pays stable et prospère.

La forte mobilisation observée dimanche dernier n’était pas fortuite. Le radicalisme et l’intransigeance dont ont fait preuve ces derniers temps les sécessionnistes n’avaient pour objectif que de démobiliser ceux qui ambitionnaient de fêter le 20 mai en leur faisant peur et, conséquemment de ternir l’éclat des manifestations.

Camerounaises et Camerounais partisans d’un pays uni et indivisible, leur ont donc administré la preuve qu’ils ramaient à contre-courant de l’histoire. En témoignent l’exceptionnelle mobilisation et la ferveur patriotique observées à travers l’ensemble du territoire national dimanche dernier.

Toutes couches sociales, toutes sensibilités politiques et idéologiques, toutes appartenances ethniques et religieuses confondues. Ce faisant, les uns et les autres ont tenu à réaffirmer solennellement à la face du monde leur attachement irréversible aux fondements de notre Nation, de la République.

Car, le peuple camerounais, ainsi que le stipule notre Constitution, est fier de sa diversité. Avec ce que cela peut comporter comme opinions variées, voire divergentes en son sein. Surtout dans un contexte démocratique caractérisé par une liberté d’expression que beaucoup nous envient à travers le monde.

Pour autant, la volonté déterminée et quasi-obsessionnelle de la majorité de poursuivre la construction d’une nation forte, soudée et solidaire, reste et demeure une option solidement ancrée dans les consciences, d’autant plus que l’unité nationale est le fruit d’une quête longue et patiente, ponctuée de sacrifices considérables.

Dès lors, il est fort regrettable que les partisans avérés de la partition du Cameroun n’aient pas su saisir la portée symbolique de ces moments singuliers de célébration de la mystique de l’unité. Ceux qui ont pris l’option de ternir la célébration du 46e anniversaire de la fête de l’Unité par des actes de violence se sont rendus coupables de forfaiture, de trahison, à l’heure où le peuple camerounais fait face avec courage à une odieuse guerre imposée par la secte terroriste Boko Haram.

Tel est l’enjeu que ne mesurent pas ceux qui ont décidé de plonger les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dans la violence. Leur volonté de partition du pays ne relève pas seulement d’une démarche partisane et égoïste, mais c’est un véritable déni de patriotisme.

Alors que les appels se multiplient en faveur d’une union des cœurs, ceux qui continuent de prôner la partition du Cameroun ne doivent pas perdre de vue qu’ils en seront comptables devant l’histoire.
 

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