Festival de Cannes 2018: demandez le bilan !

La 71e édition de ce rendez-vous international du cinéma s’est achevée le 19 mai dernier.

Pour la clôture, les festivaliers ne pouvaient rêver mieux. Sting et Shaggy, au meilleur de leur forme, ont enchanté la Croisette. Il était 20h (heure française), le 19 mai dernier, quand les Marches se sont transformées en podium pour un show en live. Membres du jury, la présidente Cate Blanchett en tête, et les lauréats suivent la cadence.

Comblés du happy-end des 12 jours de cogitation, de business et de projections qu’ils venaient de vivre. Plus heureux encore était le Japonais Kore-Eda Hirokazu, sacré Palme d’or grâce à son film « Une affaire de famille ». Le réalisateur, persévérant et tenace, obtient en effet le graal à Cannes, pour sa septième sélection en compétition.

Au-delà des strass et des paillettes, du Red Carpet, des soirées privées, du caviar et du champagne, la 71e édition du festival de Cannes a par ailleurs été très militante. Les femmes (européennes) sont montées au créneau pour revendiquer une parité salariale dans l’industrie cinématographique le 12 mai. Aïssa Maïga et 15 autres artistes Black demandaient plus de rôles le 16 mai.

Spike Lee et son long métrage, tiré d’une histoire vraie, « Blackkklansman » (Grand prix Cannes 2018), ont ajouté du grain à moudre dans la lutte contre le racisme aux Etats-Unis. Sacré ingrédient pour mettre du piquant à une quinzaine dont la qualité des films en compétition a parfois un peu plombé l’ambiance.

Malgré ses trois films en sélection, un exploit après le zéro pointé en 2017, l’Afrique est restée discrète. Des acteurs, réalisateurs, producteurs, distributeurs et directeurs de festivals du continent ont néanmoins fait le déplacement.

Même s’ils devront attendre encore avant de se voir attribuer une Palme d’or. La pilule est amèrement passée auprès des critiques africains présents, qui ont estimé que, « l’Afrique devrait sortir du rôle de figurant qu’elle semble avoir adopté depuis des décennies. Il faut une vraie stratégie de positionnement de l’Afrique dans ce grand rendez-vous culturel », soutient Désiré Whadjah Aman, journaliste ghanéen qui couvre le festival depuis neuf ans.

En attendant que la donne change, le tapis rouge est roulé, les bobines rangées, les robes du soir et les smokings retournés. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

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