Quatrième révolution industrielle: l’Afrique doit jouer sa partition

C’est le défi que le continent accepte de relever. L’engagement a été pris hier en Corée du Sud, lors de l’ouverture officielle des 53e réunions annuelles de la Banque africaine de Développement.

A ce jour, l’Afrique produit 75% du cacao mondial, mais ne récolte que 5% des 120 milliards de dollars engrangés chaque année par le marché du chocolat.

La situation n’est guère plus reluisante dans le secteur de l’or où, avec une part de 50% dans la production mondiale, seuls 4% des 300 milliards de dollars de bénéfices annuels reviennent au continent.

Après avoir revélé ces chiffres hier, Akinwumi Adesina, président du groupe de la Banque africaine de développement  (BAD), a affirmé que «personne ne mange du potentiel ». C’était au cours de la cérémonie officielle des 53e réunions annuelles de l’institution, organisées cette année à Busan en Corée du sud.

Le vice-Premier ministre coréen, ministre de la Stratégie et des Finances, qui prend une part active à ces assises, en tant que président du conseil des gouverneurs de la BAD, a abondé dans le même sens, souhaitant que le continent fasse sa part de révolution dans le désert, comme la Corée du sud l’a fait sur le fleuve Haan, des décennies auparavant.

Cela est passé par l’industrie lourde, (création des infrastructure), à l’industrie à forte valeur ajoutée, en passant par l’industrie légère, entre autres.

C’est grâce à toutes ces révolutions que le marché mondial est aujourd’hui inondé de produits coréens (véhicules, électronique, intelligence artificielle, etc.) La Corée du sud se dit donc prête à accompagner l’Afrique dans sa quête d’industrialisation.

Elle propose même déjà quelques pistes: la réduction des inégalités, l’implémentation de la croissance inclusive. L’autre piste serait le développement des infrastructures intelligentes, comme ce premier port de drônes à construire prochainement au Rwanda, ou encore cette technologie de gestion smart des exploitations agricoles ayant permis à 200 000 fermiers tanzaniens d’accorître de 30% la production nationale de riz.

Des propositions encourageantes, dans un contexte où l’Afrique de désindustrialise. Selon le président de la BAD, entre 2002 et 2018, la valeur industrielle du continent a chuté de 72 milliards de dollars, passant de 702 à 630 milliards de dollars. D’où la focalisation de la banque sur l’industrialisation.

Le thème de ces assises qui courent jusqu’à vendredi prochain est, faut-il le rappeler, «accélérer l’insdustrialisation de l’Afrique ». Pour dire que le continent doit arrêter de se contenter de vendre ses multiples matières premières à l’état brute, mais penser à la transformation.

Une vision qui rappelle celle du président Paul Biya qui a dit qu’il faut arrêter de produire ce qu’on ne consomme pas et de consommer ce qu’on ne produit pas.

Le Cameroun, est représenté par par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, gouverneur de la BAD.

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