L’année de tous les défis

Regard

2018 se veut une importante année électorale au Cameroun, comme l’a fort opportunément indiqué le président de la République, Paul Biya, dans son message de fin d’année le 31 décembre 2017 à ses compatriotes. Une année électorale qui a vu son premier test le 25 mars dernier avec le renouvellement du Sénat.

Opération du reste fort réussie de la part de l’organisme en charge du processus électoral et référendaire. Elections Cameroon, puisqu’il s’agit de lui n’a donc pas eu beaucoup de difficultés face à cette épreuve, si l’on en juge par les résultats obtenus par les requérants qui ont saisi le Conseil constitutionnel, tant après la publication des listes des candidats que lors du contentieux ayant suivi le déroulement de cette élection.

Est-ce pour autant qu’il fallait dormir sur ses lauriers ? Non ! Car le plus difficile est sans doute à venir. D’autres échéances interpellent cet organisme et il importe donc que ses acteurs, personnels des démembrements territoriaux notamment, soient bien imprégnés.

On peut donc comprendre le bien-fondé des sessions de formation qui se sont ouvertes depuis avant-hier sur le territoire national afin de mieux impliquer les bénéficiaires de l’importance de leur rôle dans la conduite des opérations électorales. Il s’agit de mieux outiller les responsables des démembrements territoriaux sur le rôle qui est le sien dans le processus électoral.

Des personnels qui se doivent donc d’être bien formés, le souci des autorités de notre pays ayant toujours été l’organisation d’élections au cours desquelles, les populations camerounaises, qui restent seules maîtres du choix de leurs dirigeants, à quelque niveau que ce soit, le fassent librement et en toute transparence.

Une volonté des pouvoirs publics qui s’est donc déjà traduite par la création d’un organisme indépendant chargé de la conduite du processus électoral, alors même qu’ailleurs, cette acticité continue de relever du domaine du gouvernement, avec les risques de partialité que comporte cette posture.

Le Cameroun peut donc se targuer de disposer de cette structure aujourd’hui, à qui il revient de tout mettre en œuvre, pour assurer la transparence dans ses missions fondamentales, l’organisation d’élections libres et démocratiques.

Or ceci ne peut se faire que si ceux chargés d’opérer au sein d’Elections Cameroon sont eux-mêmes parfaitement formés et conscients des enjeux.

Plus que jamais, Elecam, mieux encore l’attitude des responsables des démembrements territoriaux, sera regardée lors des prochaines élections avec encore plus d’attention au regard des enjeux.
 

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