Enregistrement universel d'actes de naissance: l'Est implémente la nouvelle donne

Le directeur général du Bunec a effectué une descente dans des centres d'état-civil de la région en fin de semaine dernière pour apprécier la mise en œuvre de ce programme.

L'enregistrement universel des naissances en Afrique, processus financé par des organismes partenaires, concerne quatre pays sur le continent. A savoir, le Cameroun, le Burkina Faso, l'Ouganda et la Namibie. Ce projet trouve un écho particulier dans deux régions du pays : l'Extrême-Nord où seulement 42% des naissances sont enregistrées et l'Est qui en est à 58%.

Concernant cette dernière, ce programme est implémenté depuis mars dernier dans deux arrondissements : Bétare-Oya et Ngoura, dans le département du Lom-et-Djerem. Mokolo, dans le Mayo-Tsanaga est la phase expérimentale dans l'Extrême-Nord. Il s'agit aussi de deux régions qui accueillent un nombre impressionnant de réfugiés centrafricains et nigérians.

En fin de semaine dernière, le directeur général du Bureau national de l’Etat-civil (BUNEC), Alexandre Marie Yomo s’est rendu à Bétare-Oya, Ngoura, Samba afin d’apprécier l'implémentation de l'enregistrement universel des naissances dans la région de l’Est.

Par ce projet lancé en mars dernier, il s'agit d'alléger les procédures d'enregistrement des naissances dans ces localités éloignées. Le Bunec les a aussi dotées en motos et téléphones pour faciliter le travail.

En plus du fait qu'il permettra d'accroître le taux d'enregistrement des naissances, dans les zones ciblées, ce projet vise surtout à sécuriser la nationalité camerounaise dans un environnement où plus de 60% des réfugiés centrafricains vivent hors sites.

D'où l'appel du d’Alexandre Marie Yomo aux personnes impliquées dans le processus à faire preuve de patriotisme, d'abnégation dans ce vaste programme qui s'achève en septembre 2019.
 

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