Dédicace: « Fils de prélat » bien accueilli à Abidjan

Le roman publié par Armand Claude Abanda a récemment été dévoilé dans la capitale ivoirienne à la faveur du Salon international du livre.

Une occasion propice. Le Salon international du livre d’Abidjan organisé du 16 au 20 mai dernier a donné une certaine visibilité à Armand Claude Abanda. Le représentant-résident de l’IAI-Cameroun a profité de cet événement pour dévoiler au public ivoirien son roman intitulé  « Fils de prélat ».

L’histoire de ce jeune garçon souffrant de l’absence d’un père inconnu et du silence d’une mère mélancolique, a séduit le public du Salon. Le roman qui aborde la paternité des hommes d’Eglise touche également des thèmes tels que la délinquance juvénile, le chômage et la pauvreté. Face à l’auteur, un public de lecteurs et d’acteurs du livre réunis au palais de la Culture d’Abidjan, curieux et conquis.

Pour Armand Claude Abanda, le Salon du livre d’Abidjan offre un moyen de vendre le label Cameroun, tout en ouvrant de nouveaux horizons à son œuvre « Fils de prélat ». « Etre invité à un tel Salon me rend fier en tant qu’auteur d’une part et pour mon pays d’autre part.

Si j’ai pu écrire un livre qui est tant aimé à travers l’Afrique et même ailleurs, cela signifie que le système éducatif camerounais est à féliciter », a-t-il déclaré. Certains promettent d’ailleurs un bel avenir à « Fils de prélat ». « L’histoire est profonde et je suis sûre que beaucoup de gens, pas seulement les Ivoiriens vont se retrouver dans ce livre.

Parce que c’est une histoire vécue par beaucoup de personnes mais qui n’en parlent pas, par pudeur ou pour plusieurs autres raisons », explique Kandia Kamissoko Camara, ministre ivoirienne de l’Education nationale et de l’Enseignement Technique.

Les jeunes étaient tout aussi satisfaits. « En Côte d’Ivoire, peu d’auteurs abordent le sujet de la paternité chez les hommes d’Eglise. Ce sont des sujets jugés tabous par la société », pense Grace Omélie Kouassi, élève en classe de Seconde.

Le Salon international du livre d’Abidjan avait pour thème général, « Le livre, vecteur des identités culturelles ». Entre séances de dédicace, conférences-débats, jeux-concours et ventes promotionnelles, les plus de 100 000 participants sont allés d’une découverte à une autre.

Les cérémonies d’ouverture et de clôture du Salon se sont déroulées en présence de Maurice Kouakou Bandaman, ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, également présent à Paris, en France il y a quelques semaines pour la présentation de « Fils de Prélat ».

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