L’indispensable consolidation de la paix

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La tenue à Brazzaville de la 46e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) vient rappeler opportunément les multiples défis qui se posent à la paix et à la stabilité aussi bien au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qu’à celui des pays membres pris séparément.

Il n’échappe à aucun observateur perspicace que la sous-région est devenue progressivement un vaste champ d’expression d’actes de violences armées  qui ont considérablement aggravé le climat d’insécurité ainsi que la situation humanitaire des populations particulièrement exposées aux exactions aveugles et barbares.

Alors que le foyer d’instabilité en Centrafrique est loin d’être éteint, la menace représentée par le groupe terroriste Boko Haram dans les pays du Bassin du Lac Tchad est venue s’ajouter à d’autres dossiers brûlants comme le mercenariat, le crime transnational organisé, les trafics illicites transfrontaliers, la prolifération des armes de tous calibres et des actes de piraterie maritime dans le Golfe de Guinée.

Autant de dossiers cruciaux à examiner par des experts de la CEEAC qui doivent se pencher aussi sur d’autres enjeux majeurs relatifs  aux dysfonctionnements politiques et institutionnels, à la sécurité intérieure et transfrontalière, à la gouvernance et aux droits humains, etc.

Pour faire face à des dangers multiformes, les pays d’Afrique centrale ont considérablement renforcé leur coopération dans le domaine de la défense au cours des dernières années. Avec des résultats encourageants notamment dans le Golfe de Guinée et les pourtours du Lac Tchad. Mais il faut aller plus loin pour consolider le processus de paix et de sécurité en marche.

En attendant l’allocution du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale qui exposera à cette occasion la vision de l’ONU sur les enjeux liés à la paix et à la sécurité dans la sous-région, avec un accent sur la plupart des pays où persistent des tensions et des conflits réels ou potentiels, on peut être au moins sûre d’une chose :

Pour rendre l’Afrique centrale plus sûre, le Comité consultatif permanent peut déjà s’appuyer sur les acquis du Réseau régional chargé de coordonner la lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes légères et de petit calibre dans la sous-région et surtout sur l’engagement, la  volonté politique et la solidarité de toutes les parties prenantes.
 

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