Inscriptions sur les listes électorales: les électeurs ne font plus la moue

Par dizaines, ils se rendent chaque jour dans les antennes communales d’Elecam. 

Read also : Ciment : le sac à 4.600 F

«Mon père m’a donné un ultimatum. Je ne perds rien à me faire inscrire sur les listes électorales, puisque je vais voter pour la première fois ». Diane Nzangue a 21 ans et est étudiante à l’université de Yaoundé 1. Hier matin, il était 9h44 quand elle récupérait son récépissé d’inscription à l’antenne communale Elections Cameroon (Elecam) de Yaoundé VI à Biyem-Assi.

Read also : Renouvellement des organes de base du RDPC : ça démarre le 7 août

Elle n’est pas venue seule sur les lieux. Sa sœur Joselyne et son voisin Landry Kouanga se sont joints à elle. « J’y ai pensé depuis février. Nous sommes en 2018 et je tiens à voter pour l’élection présidentielle », justifie Landry. Ce jeudi matin, cette antenne d’Eleam est particulièrement courue. Par des électeurs volontaires et surtout soucieux de ne pas se faire  surprendre en cas de convocation du corps électoral.

Read also : Vaccin Johnson & Johnson : plus de 300 000 doses réceptionnées

Ici, les agents de l’antenne s’activent à répondre aux préoccupations des électeurs. Ils le font depuis quelques mois. Avant 10h30 ce jeudi, ils ont déjà reçu six électeurs pour les inscriptions et trois autres pour le retrait des cartes. Du haut de ses 22 ans, Kevin Yagang est heureux de n’être pas parti de son domicile en vain. « J’avais le récépissé depuis longtemps et j’attendais juste un coup de fil pour le retrait.

Read also : Jeux olympiques Tokyo 2020 : le Cameroun prend ses marques à Hita

Ce matin, j’ai décidé de sortir marcher un peu et si ma carte n’était pas disponible, je comptais me débarrasser du récépissé », confesse-t-il. Inscrit le 21 juillet 2017, il avait été appelé après trois mois sans se rendre sur les lieux.

Read also : Tirage au sort de la CAN 2021 : inspection au Palais des Congrès

En effet, un délai de deux à trois mois est donné à chaque nouvel inscrit pour retirer sa carte. Les numéros de téléphone sont relevés à cet effet. Cette antenne inscrit environ 30 électeurs par jour, avec le renfort assuré par les équipes déployées sur le terrain.

Read also : Rdpc : 23 militants graciés et réhabilités

A Obobogo, à l’antenne de Yaoundé III, l’affluence n’est pas pareille. Il est 11h14 et aucun électeur ne s’y est encore présenté. « Nous obtenons plus de résultats en descendant sur le terrain avec nos cinq équipes, dont deux chargées des inscriptions et trois autres, pour la distribution des cartes », explique Sylvestre Désiré Mvondo, chef d’antenne.

Read also : Cameroun-Angola : le duel final

Les agents doivent user d’astuces pour encourager les électeurs. « Nous nous comportons en agents commerciaux pour effectuer ces inscriptions. 90% des personnes inscrites sont celles que nous courtisons », ajoute-t-il. Néanmoins, l’antenne de Yaoundé III réalise une moyenne hebdomadaire de 250 à 300 inscriptions.

Read also : CAN Total Energies 2021 : la CAF rassure

A quelques semaines de la clôture de la révision des listes électorales, les électeurs prennent peu à peu conscience de l’urgence d’être enregistré dans le fichier électoral, autant que les agents d’Elecam intensifient des actions de proximité pour ne laisser personne sur le carreau.

Read also : Lutte contre le chômage: Une nouvelle initiative voit le jour

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category